MEDIA : A ASSOLI UN JOURNALISTE A ETE SUSPENDU POUR AVOIR DIFFUSE UN COMMUNIQUE APPELANT AU BOYCOTT DU RECENSEMENT




Première victime dans les médias de l’appel au boycott du recensement électoral lancé par la Coalition des 14 partis de l’opposition (C14), Tadjoudine TCHAKEKPEI en fait les frais. Il a été « suspendu de ses fonctions jusqu’à nouvel ordre ».



Animateur sur Radio Voix d’Assoli (RVA), Tadjoudine TCHAKEKPEI,  a diffusé sur les ondes de ladite radio un tract appelant la population à ne pas prendre part au recensement. Chose qu’il ne devra pas faire selon la Direction de la radio. La  diffusion d’un tel avis est contraire, selon Tchagatou ZATO, directeur de l’organe, au partenariat qui lie la radio à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).



Après réunion des animateurs consacrée à ce problème, la direction de la radio a décidé de « suspendre de ses fonctions TCHAKEKPEI jusqu’à nouvel ordre pour faute grave ». Cette note de service a pris effet à la date de sa signature qui est le 19 octobre dernier.



Mais aussi surprenant que cela puisse paraitre, alors qu’il est bien signifié que c’est une note de service, ampliation a été transmise à des autorités administratives et politiques de la ville. Une démarche qui laisse apparaitre que le directeur a fait montre d’un zèle. Sinon comment peut-on comprendre qu’une note de service qui doit rester strictement dans le cadre professionnel puisse avoir des ampliations à des personnalités étrangères au service à moins qu’on nous dise que le préfet, le maire font partie du personnel de la radio Voix de l’Assoli.



On n’a pas besoin d’aller jusque là pour prouver qu’on désavoue la publication d’un communiqué contraire au contrat sur la radio. Encore faut-il là aussi que les animateurs sont mis au courant qu’il leur est interdit de diffuser un  communiqué contraire au partenariat et que  TCHAKEKPEI ait outrepassé cette consigne.



En l’espèce cette faute n’est pas aussi grave pour mériter une suspension de fonction jusqu’à nouvel ordre. Trop souvent la précarité dans laquelle végète la presse togolaise fait que la plupart des patrons des organes tentent déifier les rares annonceurs qui se bousculent à leur portillon. Mais cela ne doit pas se faire un sacrifiant un journaliste.


Notons que Assoli est l’une des villes du Nord où la répression des mouvements populaires a été atroce.
 



                                           Md/01/10/18



                                         Clarisse AFANOU

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