Retour au bercail de Gilchrist Olympio mettra-t-il fin aux rumeurs de son évacuation sanitaire ?



On attendait son retour dimanche prochain où il devrait s’offrir même un bain de foule de ses militants. Finalement, il est arrivé un peu plus tôt. Il s’agit du président de l’Union des forces de changement (UFC), Gilchrist Olympio.



Le président de l’UFC est rentré au bercail en ce début de soirée après un séjour de près d’un mois en France. Séjour qui avait d’ailleurs alimenté la polémique dans la presse locale. Certaines parutions de la semaine dernière avaient écrit que le fils du père de l’Indépendance avait été évacué en France à la suite d’une crise qu’il a eue après un échange houleux avec le président de la République et certains caciques de son régime au sujet de l’accord politique qui lie l’UFC au parti présidentiel.



Il sonnait presque 20h30 quand le véhicule à bord duquel se trouvait Gilchrist Olympio a franchi les portes de son domicile sis au quartier Tokoin-Wuiti à Lomé. Entouré de ses proches collaborateurs dont notamment André Johnson, Elliot Ohin, Pierre Jimongou, et Isaac Tchiakpé, M. OLYMPIO, canne à la main, dans une démarche titubante, est sorti de la voiture. Dans la cour de la maison l’attendait quelques dizaines de militants qui entretenaient l’ambiance. De temps en temps, le miraculé de Soudou balançait le mouchoir.

Après quelques de temps de pause pour contempler les « ambianceurs », c’est OHIN qui a pris la parole au nom du président pour remercier les militants d’avoir fait nombreux le déplacement. « Si vous avez pu faire le déplacement nombreux cette nuit, c’est dire que dans la journée vous serez plus nombreux que ça », lance-t-il en direction des militant tout en leur promettant une rencontre dans le courant de la semaine pour leur expliquer la situation socio-politique.



 Isaac Tchiakpé à quant à lui démenti l’information d’évacuation sanitaire de M. Olympio. « En la circonstance, tel que dit par ce média c’est faux, archi-faux », tente-t-il de mettre fin à la polémique.



Gilchrist Olympio, ancien leader charismatique de l’opposition togolaise qui a passé plus de la moitié de sa vie à combattre le régime du défunt Gnassingbé Eyadema, a finalement conclu un  accord dit " la paix des braves » avec Faure Gnassinbé qui a succédé à son père à la tête du pays. Cet accord de partage du pouvoir est à la base de la scission au sein du principal parti, l’UFC dirigé par Gilchrist Olympio. Un courant de ce parti incarné par le bras de droit et secrétaire général du parti, Jean-Pierre Fabre s’est désolidarisé de cet accord et a créé son propre parti ANC, devenu depuis lors le principal parti de l’opposition togolaise.



                                           Po/11/10/18







                                              Francine DZIDULA







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