TOGO : L’UFC ne retirera pas son représentant de la CENI



           Jean Claude Atsou HOMAWOO, représentant de l'UFC à la CENI

Le débat qui aura lieu à l’Assemblée nationale cette semaine pour la recomposition des membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) risque d’être houleux. Et pour cause, l’Union des forces de changement (UFC), le parti de Gilchrist Olympio vient de donner le ton.
On attendait la position de l’UFC à la suite de l’accord intervenu le 23 Septembre dernier entérinant une répartition paritaire de la CENI entre l’opposition et le pouvoir. Cette position a été rendue publique par une lettre en date du 27 Septembre du président du parti M. Olympio, lettre adressée au Président de l’Assemblée nationale.
Dans cette correspondance, M. Olympio écrit que conformément aux conclusions de la deuxième réunion du Comité de suivi de la mise en œuvre des décisions des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, il maintien son inconditionnel M. Jean Claude Atsou HOMAWOO au titre des représentants de l’opposition parlementaire au sein de la CENI au nom de son parti. Or l’UFC ne fait pas partie de la liste des 8 personnalités désignées par la C14.
Dans ces conditions, on voit mal comment l’UNIR, le parti majoritaire, pourra laisser son allié au sein du gouvernement. L’incongruité de la situation togolaise réside dans le fait qu’on peut être au gouvernement et se réclamer de l’opposition. Selon le statut de l’opposition votée par l’Assemblée nationale, un parti pour être reconnu de l’opposition doit en début de législature déclarer qu’il est de l’opposition.
 Le pouvoir qui cherche toujours à semer la confusion dans le camp de son adversaire cherchera à avoir l’UFC de son côté. C’est dire que les discussions risquent d’être tendues et une nouvelle crise est encore en vue d’autant plus que M. HOMAWOO n’a jamais concédé qu’il ne puisse pas faire partie d’une CENI au Togo. Depuis que ce monsieur a été admis au sein de cette institution, il fait des pieds et des mains pour y demeurer éternellement c’est ce qui rendra difficile toute solution qui l’écartera de la CENI.
Selon, le code électoral, le remplacement des membres de la CENI ne pourra intervenir qu’après démission ou décès des membres. Comment l’opposition pourra-t-elle faire passer sa liste si ceux qui y sont actuellement au titre de l’opposition refusent de démissionner ?
                                                     Po/14/09/18
                                                     Francine DZIDULA
                                                     E-Mail : togoscoop@gmail.com

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