TOGO : L’UFC NE VOIT PAS UN REVERS ELECTORAL AUX PROCHAINES LEGISLATIVES


                  Isaac TCHIAKPE, Conseiller du président national UFC

 
Accusée à tort ou à raison d’avoir bloqué la reprise des activités au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) conformément à la feuille de route de la CEDEAO par le refus de son représentant au sein de cette institution en charge de l’organisation des consultations référendaire et électorale, la position officielle de l’Union des forces de changement (UFC) étaient attendue. Elle est venue ce mardi au cours d’une conférence de presse. Les nouveaux visages du parti Isaac TCHIAKPE et Folli Gada EKOUE appuyés par le ministre André JOHNSON qui ont animé la rencontre avec la presse.

Comme on pouvait s’y attendre la position du « Détia » n’a pas varié par rapport à celles tenues sur les médias par certains responsables du parti s’agissant de la place de l’UFC au sein de la CENI.

« L’UFC est un parti d’opposition et ce positionnement à l’Assemblée nationale est conforme aux dispositions de la loi qui détermine le statut juridique de l’opposition. Nous sommes un parti d’opposition constructive, c’est-à-dire une force de proposition et d’élaboration pour un Togo nouveau. Nous ne sommes plus dans la contestation systématique », clarifie le parti qui réaffirme son appartenance à l’opposition. « Ce n’est pas après sept à neuf mois d’insurrection populaire qu’on  peut déclarer ex nihilo qui est parti de l’opposition et qui ne l’est pas dans ce pays, ce chemin est tortueux et ne mènera nulle part », note pour sa part GADA.
Toutefois souligne-t-il, nous sommes légalistes si la CEDEAO estime que nous n’avons pas notre place à la CENI, nous nous plierons. 

Isaac TCHIAKPE réfute toute idée de manipulation du pouvoir ce qui amène l’UFC à ne pas vouloir faire démissionner son représentant au sein de la CENI. « Notre parti ne peut pas être instrumentalisé ni par UNIR ni par la C14 mais nous serons les acteurs de la stabilisation de ce pays », se convint-il. « On ne va pas construire ce pays dans la belligérance. La politique ce n’est pas de la guerre ; nous sommes pour cette approche. L’alternance ne doit pas être comprise comme une revanche des uns sur des autres », a encore insisté TCHIAKPE. 

S’agissant de l’organisation de l’élection législative du 20 décembre prochain, comme le centriste NET de Gerry Taama, l’UFC sera dans le starting block. Pas  par suivisme vis-à-vis de UNIR, précise TCHIAKPE mais « par respect et honneur vis-à-vis de la CEDEAO qui a placé le décor du 20 Décembre ».

Cette option du parti d’Ablodé est guidée par une démarche inclusive parce que disent-ils, « Détia » a une autorité morale et une légitimité historique qu’un revers électoral n’invalide pas.

La candidature de Faure GNASSINGBE à l’élection présidentielle de 2020 a été également abordée au cours de cette rencontre avec la presse. On se rappelle qu’en octobre 2017, le président du parti Gilchrist Olympio  avait appelé le chef de l’Etat a ne pas se représenter au termes de son troisième mandat en 2020. Mais à suivre ses lieutenants on sent une volte-face. Selon Isaac TCHIAKPE, son mentor n’a émis qu’un avis, il appartient à UNIR d’investir Faure GNASSINGBE.

L’UFC ex principal parti de l’opposition est aujourd’hui l’ombre d’elle après une scission qui a amené plusieurs cadres et militants du parti à créer d’autres partis politiques. Disposant de deux sièges au gouvernement,  le parti de Gilchrist OLYMPIO est dans un accord de partage du pouvoir avec UNIR, ce qui fait dire à ses détracteurs qu’on ne peut pas être et contre en même temps.

                                             Po/19/10/18




                                                   Francine DZIDULA




                                                     E-Mail : togoscoop@gmail.com

  

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