UNIR : DES ACTES AUX ANTIPODES DE LA PAIX



Ils sont les chantres de la paix. Ils peuvent organiser des concerts de la paix à coût de millions mais ils peuvent aussi au même moment faire sortir des groupes d’autodéfense pour s’attaquer à des gens qui ont une opinion contraire aux leur. Ne les cherchez pas loin. Ce sont les tenants du régime cinquantenaire. Ils ne sont ni plus ni moins que des fossoyeurs de cette paix qu’ils prétendent être des apôtres.
La dernière illustration de cet état de chose s’est  passée la semaine dernière, à Kara, qu’ils considèrent comme leur citadelle imprenable. M. Essowé PASSOU, président fédéral de l’ANC de la préfecture de la Kozah et Coordonateur de la C14 dans la ville, en a pris pour ses dépends. Son seul crime est d’avoir pris part la veille, à la demande de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise (C14), à la distribution de tracts appelant les populations à s’abstenir d’aller se faire recenser, puisque ce recensement électoral n’offre aucune garantie de transparence et de fiabilité.
Ainsi dans la nuit du lundi 15 Octobre 2018, le domicile du responsable de la C14 a été pris d’assaut par une dizaine de personnes armées de bâtons et d’objets divers. La maison a été saccagée et Monsieur PASSOU trainé dans la cour puis roué de coups pendant près d’une heure et laissé pour mort dans une mare de sang.
La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise, dans un communiqué rendu public le 17 octobre, note qu’en plus de menaces et intimidations quotidiennement exercées par les forces de l’ordre et de sécurité ainsi que par les autorités locales sur les responsables et militants de l’opposition, dans le but d’entraver leurs activités politiques, des nervis du régime, pudiquement appelés « comités d’autodéfense » par certains membres du gouvernement, continuent de semer la terreur sur tout le territoire national en toute impunité.
Les mêmes scènes se sont produits à Tchamba où d’un militant du PNP a été agressé, à Solla c’est un militant de la CDPA qui a été arrêté, à Badou le vice-président du PNP a quant à lui été interpellé.
La recrudescence et la généralisation de ces forfaits qui rappellent les moments effroyables des tueries de 2005,  fait dire à la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise  que, ces forfaits, ont été visiblement planifiés et mis en exécution.
                                                Po/08/10/18

                                                   Francine DZIDULA

                                                     E-Mail : togoscoop@gmail.com

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