ACHARNEMENT ET INTIMIDATION CONTRE LA SECTION PNP AFLAO-SAGBADO

                                    Les responsables du PNP Aflao-Sagbado en pleine réunion au siège en question


L’acharnement politique contre le Parti national panafricain (PNP) de Tchikpi ATCHADAM se poursuit. Après la taxation  exorbitante du  parti dans la préfecture de Zio, le badigeonnage du siège dans le Tchaoudjo, on s’achemine vers une rupture unilatérale de contrat dans le canton d’Aflao-Sagbado. Le propriétaire du local qui abrite le siège du PNP vient de sommer les militants du parti au cheval à libérer les lieux dans un délai de trois mois, le tout sous fond de menace et d’intimidation.

Face aux menaces et intimidations tout le monde n’arrivent pas à résister surtout quand on est un opérateur économique dont le souci majeur est de faire des affaires loin du bruit et des tracas. Tel est le cas du propriétaire du local abritant le siège du PNP à Aflao-Sagbado. Après avoir longtemps résisté et  sa famille mise à contribution pour faire pression sur lui dans le but de se séparer de ses nouveaux occupants, il est sur le point de céder. 

C’est ainsi qu’il a convoqué les responsables de la sous section d’Aflao-Sagbado du PNP pour leur exprimer sa volonté de rompre le contrat alors que le contrat de bail qui lie les deux entités vient de débuter il y a à peine deux mois. 

« Nous lui avons clairement signifié que la location était faite pour servir de siège au PNP. Il était au courant. Quand nous avons voulu badigeonner les murs aux couleurs de notre parti nous lui avons signifié et il a dit qu’il nous a déjà loués et que le reste ne le regarde plus », relate Gbeya TSIMESSE, un des responsable du parti dans le canton d’Aflao-Sagbado que nous avons joint. 

Ce revirement du propriétaire s’explique par le fait que ce dernier est un natif de Tado. Village dont est également originaire le ministre-conseiller du chef de l’Etat Djossou Semondji. Après plusieurs conciliations, le propriétaire confie  non sans gêne avoir beau résisté aux pressions des caciques du pouvoir que là il est à bout de souffle, il ne peut plus. Selon ses confidences son frère du village Semondji estime que c’est son refus de rompre le contrat avec le PNP Aflao-Sagbado qui est à la base de son éjection de la liste de ceux qui ont accompagné le chef de l’Etat lors de sa dernière visite en Allemagne. 

Vu que le propriétaire ne cède pas automatiquement à la pression exercée sur lui pour renvoyer les occupants des lieux, un plan d'étouffement économique a été mis en branle. Ainsi, un membre du RPT/UNIR s'est rendu dans la boutique du propriétaire où il a fait un achat de matériaux de construction à hauteur de 1 500 000 francs CFA. Pour payer, le client a remis au vendeur, un chèque barré que ce dernier n'arrive pas à toucher à ce jour. C’est cette pression économique qui fait qu’il est décidé de se séparer de ses locataires PNP pour espérer toucher son dû.

Il  a même  décidé de repeindre le bâtiment d’une autre couleur que celle du parti de Tikpi ATCHADAM.

« Il nous a dit que des personnes ont été réquisitionnées pour badigeonner de nouveau le mur du siège. Nous lui avons signifié que s’ils hasardent encore à faire ça ici après ce qu’ils ont fait à Sokodé badigeonner le siège de notre parti, ils nous trouverons sur le chemin », averti TSIMESSE. 

Comme on le voit, le PNP est devenu la bête noire du régime qui use de tous les moyens pour « le décapiter ». Mais ils oublient qu’on peut badigeonner les murs du siège d’un parti, on peut rompre un contrat de location, ce qui est difficile à faire c’est d’enlever les aspirations du peuple togolais au changement. Ces aspirations sont scrutées dans le cœur de chaque Togolais. A mesure qu’ils usent de l’arbitraire, ils renforcent encore plus cette quête du changement qui est inévitable.

                                     Po/08/11/18



                                         Francine DZIDULA



                                        E-Mail : togoscoop@gmail.com

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