COMITE DE SUIVI : RETOUR BREDOUILLE DE CONAKRY




La troisième réunion du Comité de suivit de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO sur la crise togolaise délocalisée à Conakry en Guinée chez le facilitateur Alpha CONDE a pris fin hier mardi. 72h de travaux qui n’ont rien donné car chacun campant sur sa position. 

La rencontre de Conakry est attendue pour décrisper la situation au niveau de la Commission électorale nationale indépendance (CENI) et relancer le processus électoral. Elle a accouché d’une souris. A leur retour, chacun des protagonistes a fait profil bas. 

Sur le plan électoral, les 14 partis de l’opposition (C14) exigeaient une reprise du recensement électoral et la recomposition de la CENI. La rencontre de Conakry n’a pas permis de trancher la question. Le pouvoir s’est arc-bouté derrière sa position initiale selon laquelle il n’est pas question de reprendre le recensement qui a nécessité des moyens humains et financiers énormes. Il en est de même de la place de l’Union des Forces de changement au sein de la CENI. Se basant sur le statut de l’opposition, le pouvoir a défendu son allié au gouvernement.

La question des mesures d’apaisement n’a non plus avancé. A la dernière réunion, il était demandé aux deux parties de se retrouver pour faire l’état des lieux en vue d’un règlement judiciaire de la question des détenus. Un mois après rien n’a été fait. La cinquantaine de détenus croupissent toujours en prison.

Au lendemain de la rencontre de Conakry, et en l’absence de communication officielle, la presse locale fait des supputations. Chacun y va de son commentaire. Tout se passe comme si les protagonistes ont reçu consigne ferme de ne rien laisser échapper dans la presse. Même la C14 très friande en communication est devenue muette qu’une carpe. 

On attend une hypothétique conférence de presse de la C14 ou la marche annoncée sur le 10 Novembre pour se situer sur la moisson de Conakry.

S’agissant des réformes qui sont la principale revendication de la population depuis le 19 août 2017, selon la CEDEAO qui a recruté un expert constitutionnel à ce propos, elle devra intervenir au plus tard le 30 novembre.

                                                  Po/05/11/18



                                         Francine DZIDULA



                                        E-Mail : togoscoop@gmail.com

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