Jean-Pierre FABRE : « Nous venons de lancer la manifestation qui va faire chuter le régime RPT/UNIR »




Test de remobilisation réussie dans les rues de Lomé ce samedi pour l’opposition togolaise. Elle a renoué avec les manifestations de rue pour exiger les réformes dans le pays. Plusieurs responsables politiques de l’opposition dont le chef de file de cette opposition Jean-Pierre FABRE ont pris part à cette marche. Ce dernier a saisi l’occasion pour  appeler la population à davantage de mobilisation pour faire tomber le dernier régime dictatorial en Afrique de l’ouest. 

C’est la première fois que la Coalition des 14 partis de l’opposition manifeste dans les rues de Lomé depuis le 31 juillet dernier date de la signature de la feuille de route de la CEDEAO. C’est un pari gagné. Devant cette mobilisation qui n’est, certes pas encore, celle qu’avait connu Lomé entre Septembre et novembre de l’année dernière, Jean-Pierre FABRE a lancé : « Vous pouvez être fiers de votre décision d’être ici. Vous êtes les acteurs de l’histoire. Sachez que nous venons de lancer à partir de cette manifestation le départ du régime RPT/UNIR », déclare-t-il tout en insistant sur plus de mobilisation et de détermination.

Que ce soit dans le cortège ou sur le podium, la décision de la CEDEAO et du G5 a été constamment commentée.

A la suite de la Coordinatrice du C14 qui a déballé ce qui s’est passé à Conakry lors du troisième round des discussions du Comité de suivi de la feuille de route de la CEDEAO, le chef de file de l’opposition est également intervenu sur la manière dont  l’institution régionale appréhende la crise togolaise.

« Le plus important n’est pas de savoir ce que pense la CEDEAO de notre crise mais de faire en sorte que ce nous pensons se réalisent. Car, a-t-il poursuivit, ce que je sais est qu’ils ne font pas ce que nous voulons. Or c’est nous qui portons la plaie. C’est nous qui ressentons la douleur et donc nous ne pouvons pas les laisser nous amener là où nous ne voulons », déclare-t-il tout en réaffirmant que le peuple togolais à l’instar des autres peuples de la sous région a besoin d’alternance.

FABRE a une fois de plus fustigé le processus électoral en cours dans le pays. Il a réclamé ni plus ni moins la reprise du recensement électoral par une Commission électorale nationale indépendante (CENI) réellement paritaire et dirigée par un président étranger ou neutre choisi par les deux parties prenantes.

« Ils veulent notre complicité pour organiser ces élections frauduleuses. Ils n’auront jamais cette complicité qu’ils ont besoin. Les élections là ne nous concernent pas », a martelé FABRE.
                                  

                               Po/15/11/18



                                         Francine DZIDULA



                                        E-Mail : togoscoop@gmail.com

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