PROF DAVID DOSSEH : « ILS PEUVENT ORGANISER LES LEGISLATIVES LE 20 DECEMBRE, MAIS LE 21 NOUS SERONS ENCORE DANS LES RUES »


                                               Le Prof Dosseh David, le 1er Porte-parole du FCTD


Un meeting a sanctionné cet après midi, la marche du Front citoyen Togo debout (FCTD). Au cours de ce meeting, le premier porte-parole du Front, le professeur David Ekoué DOSSEH a pris la parole pour délivrer un message à la population.

Tout d’abord, il a remercié tous ceux qui ont honoré le rendez vous malgré la chaleur. C’est la preuve, dira-t-il que vous êtes de vrais citoyens car ceux qui sont toujours détenus vivent une situation  déplorable et cela exige de nous que nous tous nous nous mobilisons pour demander à nos gouvernants que ce qu’ils font ne nous plaisent pas. Etre dirigeants, poursuit-il ou si vous vous dites que vous êtes dirigeants on dirige dans la droiture pour le bonheur des citoyens. « Le  fauteuil présidentiel n’est pas un moyen pour maltraiter ses concitoyens. Les citoyens togolais souffrent, il est temps d’abréger cette souffrance », a souligné le prof DOSSEH.

Il a ensuite remercié le Mouvement des artistes engagés du TOGO (MAET) qui est toujours au côté du Front à chaque manifestation. Mais il a déploré leur retard à rejoindre la foule des manifestants ce jour tout simplement parce que manquant de moyen, l’unique car podium qu’ils utilisent pour mettre de l’ambiance est tombé en panne. Depuis le matin, les efforts fournis pour le réparer ont été vains. Finalement après des tours en ville, « ils ont trouvé un  courageux qui a accepté leur louer un autre car podium ». 

Ensuite le professeur a remercié les journalistes qui, malgré leurs conditions difficiles de travail, relaient les informations en direction surtout de la diaspora. 

Il n’a pas non plus manqué de remercier les hommes en uniforme déployés pour assurer la sécurité de la marche qui l’ont fait professionnellement mais si sur un axe de a marche le Commandant des éléments n’a pas facilité la tache aux manifestants.

Le plus important, continue-t-il, est que cette action est la nôtre. La CEDEAO ne le fera pas à notre place. « Les Ghanéens savent ce qui se passe au Togo mais ne viendront pas le faire à notre place. Nana Akuffo ADDO est le président ghanéen, il ne laissera pas son pays pour faire ce que nous voulons au Togo. Les Béninois savent ce qui se passe au Togo mais ne viendront pas le faire à notre place », a indiqué le 1er porte-parole du FCTD.

« Aujourd’hui tout le monde sait que ceux qui nous gouvernent sont des escrocs, des voleurs, tout le monde le sait. Mais il reste que nous-mêmes nous accomplissons le travail afin que ce que nous cherchions depuis longtemps nous puissions l’avoir », a encore déclaré l’ancien syndicaliste. Et de poursuivre que depuis nous réclamons des mesures d’apaisement. La CEDEAO a sorti une feuille de route qui le prend en compte ces mesures  mais depuis le gouvernement n’arrive pas à les appliquer. « Il nous revient de faire notre possible pour que nos frères qui croupissent en prison injustement recouvrent leur liberté. Mais pour le faire, il est important que nous soyons plus nombreux que nous le sommes aujourd’hui. La prochaine fois que nous viendrons ici, il faut qu’en venant que chacun y viennent avec deux autres personnes afin que nous soyons plus nombreux ».

Pour le professeur les réformes sont primordiales pour notre pays. A juste titre il cite le président américain Barack Obama qui a plaidé pour la limitation des mandats et des institutions fortes afin que chaque citoyen puisse vivre dans la justice. Mais dans notre pays, continue-t-il, on a refusé que nos institutions soient fortes. « Une seule personne est plus forte que toute la justice, une seule personne peut  faire tout ce qu’elle veut parce qu’elle a l’argent, ou parce qu’elle les armes. Ce n’est pas possible. Un pays ne se construit pas ainsi. C’est pourquoi nous disons qu’il nous faut des réformes institutionnelles, constitutionnelles et électorales pour que notre pays soit aussi prospère ».

 C’est à cause de ces réformes que les citoyens togolais sortis depuis le mois d’août 2017.  La CEDEAO nous dit qu’on doit aller aux élections législatives le 20 décembre 2018. Nous nous n’avons pas peur de n’importe quelle élection le moment venu. Mais avant d’aller les élections, les réformes doivent être faites obligatoirement, dit-il. C’est pourquoi nous disons à la CEDEAO qu’ils sont certes des chefs d’Etat mais ils sont des humains comme nous, c’est le même sang qui circule dans nos veines. Aucun chef d’Etat ne nous dépasse ici. Ce que nous voulons pour notre pays est la souveraineté populaire et ils vont nous la donner. « C’est les réformes nous voulons, ils peuvent durcir leur cœur, leurs élections législatives ils peuvent l’organiser le 20 décembre 2018, mais le 21 décembre 2018 nous nous serons encore dans les rues, le 22 décembre 2018 nous serons encore dans les rues. Les élections législatives ne peuvent pas mettre fin à notre crise. Ce sont les réformes qui vont mettre fin à la crise », a insisté le professeur. 

Pour terminer le 1er porte-parole du Front a encore remercié les membres de la diaspora pour leur soutien à la marche de ce jour.

Ensuite il a remercié tous ceux qui ont fait le déplacement mais a convié ceux qui sont  à la maison de les rejoindre la prochaine fois. Laissez la maison pour madame et les enfants, les hommes, si nous sommes vraiment des hommes, il faut que nous prouvions, a-t-il lancé en citant  les Burkinabè et les Sénégalais qui se  sont levés contre leur gouvernement.  Nous pouvons aussi le faire. Nous sommes membres de la CEDEAO avec 14 autres pays, qui connaissent tous l’alternance. Elle viendra ici au nom de Dieu, a conclu le professeur.

                                     Po/03/11/18

                                         Francine DZIDULA

                                        E-Mail : togoscoop@gmail.com

Enregistrer un commentaire

0 Commentaires