TOGO : L’ELECTION LEGISLATIVE EST MAINTENUE SUR LE 20 DECEMBRE



L’actualité politique va très vite ces dernières heures au Togo. Alors que Francis Pedro AMUZU vient de retrouver son siège à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et qu’il n’a pas encore eu le temps de prêter serment avec ses autres collègues de l’opposition, le corps électoral pour l’élection législative prévue sur le 20 décembre prochain vient d’être convoqué. C’est l’essentiel des décisions du conseil des ministres tenu  ce jour en présence du chef de l’Etat.


La date du 20 décembre prochain pour l’organisation de l’élection législative sera probablement maintenue. C’est ce que laisse entrevoir la convocation du corps électoral au lendemain de la rencontre de Conakry entre l’opposition et la majorité présidentielle. Ainsi, les Togolais en âge de voter sont appelés aux urnes le 20 décembre prochain.

La campagne électorale se déroulera du 04 décembre à 00h00 au 18 décembre à 23h59.


La caution pour cette élection est fixée à cent mille (100 000) francs par candidat dont la moitié pour les candidatures féminines.


Toutefois, des zones d’ombres subsistent à la suite de la convocation du corps électoral. La question des électeurs non inscrits n’est pas encore tranchée. Comment peut-on convoquer le corps électoral quand on ne sait pas le nombre d'électeurs inscrit sur la liste électorale,
Va-t-on rouvrir le recensement électoral pour permettre aux électeurs des deux zones qui ont suivi l’appel au boycott de l’opposition de s’inscrire sur la liste électorale ? Quand on sait qu’au Togo, selon le code électoral ne peut être électeur que celui qui a son nom sur la liste électorale. Ne pas rouvrir le recensement électoral, c’est priver l’opposition de candidature. Ce qui est impensable. Probablement dans les prochains, quand les représentants de l’opposition auraient pris fonction on aura une prolongation du recensement.


Le découpage électoral, le vote de la diaspora et surtout les réformes ne sont pas encore tranchées.


Tout porte à croire que la CEDEAO a épousé le vison du pouvoir qui a toujours préconisé les élections comme mode de règlement de la crise que les réformes exigées par la population mais recommandées par les différentes commissions mises en place par le gouvernement même. 
Cette volonté de maintenir le scrutin sur le 20 décembre contre le bon sens sera suicidaire pour le pays. Si aime ce pays, on doit prendre le temps de s'asseoir et de bien organiser les chose à moins qu'on a une idée derrière la tête.


                                     
                                            Po/07/11/18







                                         Francine DZIDULA







                                        E-Mail : togoscoop@gmail.com

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