A la Une: les élections de tous les dangers




« Trois élections qui se suivent pour cette fin décembre 2018, et toutes estampillées +danger+, constate Aujourd’hui à Ouagadougou, pour des raisons diverses, qui ont pour trame la dure volonté des populations de goûter enfin à la mobilité politique, à l’alternance. De Madagascar au Togo en passant par la RDC, tout reste volatile, et le pire est redouté. »
Au Togo : la légitimité contestée de Faure Gnassingbé

Enfin, la situation n’est guère brillante également au Togo, rappelle Aujourd’hui : « des législatives décidées et maintenues de façon unilatérale pour le 20 décembre, par un pouvoir et boycottée par l’opposition regroupée au sein de la C14, une coalition de 14 partis politiques. Des manifestations réprimées dans le sang, avec plusieurs morts, prolongements des marches débutées en août 2017 (…). Des scènes de remake des législatives de 1994, et d’octobre 2007, faites de guérillas urbaines, de sorties des séides officiels et officieux du pouvoir qui tirent à balles réelles sur des manifestants comme des lapins, des jets de lacrymogène, avec un pays au fond divisé, et l’impossibilité de trancher un nœud gordien (…) : à savoir la question des mandats présidentiels, que le patriarche Gnassingbé avait pris soin de laisser ouverte, et qui a été refermée par le fils. » En effet, s’indigne Togosite, « au pouvoir depuis 2005 dans la continuité de son père, Faure Gnassingbé, qui gouverne le pays avec une légitimité contestée, reste sourd aux sempiternelles revendications formulées par l’opposition et la société civile. Faure qui tient à son énième mandat n’est pas prêt à faire des compromis qui risqueraient de refroidir son désir ardent de conserver à vie le pouvoir. On comprend pourquoi il refuse de respecter la feuille de route de la CEDEAO, rendue publique à Lomé, le 31 juillet dernier, lors du sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace communautaire. »

Source : RFI

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