QUELLE RECONNAISSANCE A DIEU SI ON EST SOURD A SON APPEL ?



                               La journée nationale de reconnaissance à Dieu au stade de Kégué (Archives)


L’initiative tente à devenir une tradition. Chaque mois de décembre, plusieurs confessions religieuses chrétiennes, expriment leur reconnaissance à Dieu pour tout ce qu’Il ne cesse de faire dans la vie de la nation togolaise. C’est au cours d’une prière qui se déroule au stade de Kégué, banlieue nord de Lomé. A cet effet, toutes les églises de Lomé sont mobilisées et des bus sont mis à disposition pour convoyer les fidèles en direction du stade. 

Dénommée « Journée nationale de reconnaissance à Dieu » (JNRD), portée à bout de bras par le Commissaire Kodjo ADEDZE, vice-président du parti UNIR, cette initiative voit la participation du chef de l’Etat Faure GNASSINGBE sous le parrainage de qui elle est d’ailleurs placée.

Cette année, non seulement la période souvent dédiée à cette prière coïncide avec le processus électoral en cours dans le pays mais encore, plusieurs responsables des confessions religieuses et non des moindres (Catholique, presbytérienne, méthodiste) avaient appelé les autorités du pays notamment le chef de l’Etat à suspendre le processus électoral pour la préservation de la paix. Mais ces différents appels appuyés par des acteurs de la société civile qui tirent sur la sonnette d’alarme sur les risques qu’encours notre pays à organiser des élections législatives censées résoudre la crise que traverse le pays n’ont pas reçu un écho favorable de la part du chef de l’Etat. 

La question que se posent les observateurs est de savoir comment peut-on aller exprimer sa reconnaissance à Dieu si par la même occasion on est sourd à son appel exprimé par ses représentants que sont les hommes de Dieu. Le chef de l’Etat aura-t-il le courage d’aller cette année à une journée de reconnaissance à Dieu s’il refuse d’écouter l’appel de ce même Dieu. Quelle reconnaissance ira-t-il adressé à ce Dieu et au nom de quel peuple ?  Kodjo ADEDZE, initiateur du projet, arrive-t-il à prier son Dieu dans ce contexte ? Voilà autant de question qui taraude les esprits.


So/03/12/18



 Clarisse AFANOU



scoopinfotg@gmail.com

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