UN DEPUTE INTERPELLE LES TOGOLAIS ET LA CEDEAO



                    François KAMPATIB, Député à l'Assemblée nationale

Les villes de Sokodé, Bafilo et Mango sont en état de siège de faite depuis un an. Mais depuis le début de la campagne électorale, c’est tout le pays qui est en état de siège. En lieu et place de campagne électorale à laquelle on devrait s’entendre c’est une campagne militaire de terreur avec pour cible les citoyens aux mains qu’on assiste. 

Cette situation inquiète plus d’un quant à ce que réserve le lendemain du scrutin de jeudi prochain. Elle ne laisse non plus  indifférente le député François KAMPATIB qui a adressé un message au peuple togolais et à la communauté internationale notamment à la CEDEAO. 

« Je ne dois plus me taire. Je ne peux pas me taire suite à ce que j’ai constaté hier et qui a ouvert mes yeux sur un aspect particulier de a crise togolaise », écrit l’élu du peuple qui dit faire abstraction de toute considération partisane.

 En effet, ce qui renforce les craintes du député est l’impressionnant déploiement de dispositif militaire à TOGBLEKOPE, au nord de Lomé, le lieu même où le mineur Idrissou MOUFIDOU a été abattu à bout portant.

« Il y avait sur le pont des militaires fortement armés. Au-delà du pont, il y avait un blindé militaire stationné avec le canon pointé vers l’ouest comme si le Togo était en guerre contre un pays voisin », relate le conseiller du président de l’ADDI tout en insistant sur le fait que ce dispositif militaire vient renforcer ce qui existait déjà depuis le début de la crise en août 2017, à savoir des check points militaires à l’entrée et à la sortie de toutes les villes du Togo mais avec resserrement particulier autour des villes de Sokodé, Bafilo et Mango. Aussi, note-t-il,  les descentes d’escouades militaires pour battre de paisibles citoyens jusque dans leur domicile. Si on ajoute à tout ce qui précède la descente justifiée du Chef d’Etat major en personne sur le terrain le 7 décembre 2018, pour dit-on, vérifier l’efficacité du dispositif de sécurité mis en place, « on est en droit de se poser des questions sur les raisons profondes qui motivent cette agitation militairement inopportune ».

Cette guerre contre l’ennemi intérieur qui n’existe pas n’est pas un signe de bravoure au contraire il traduit une faiblesse d’esprit.


Po/03/12/18



 Francine DZIDULA



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