ASSEMBLEE NATIONALE : UN BUREAU QUI REFLETE LA CONFIGURATION POLITIQUE


                                   Assemblée nationale, siège du parlement

Au mépris du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, UNIR s’est accaparé de la totalité des membres du bureau de l’Assemblée nationale dans la dernière législature. En effet, c’est un bureau 100% UNIR qui avait dirigé l’Assemblée nationale durant les cinq dernières années. Or le règlement intérieur de l’Assemblée nationale dispose que le bureau doit refléter la configuration politique de l’Assemblée nationale. Et même quand Selom KLASSOU, vice-président du parlement fut nommé Premier ministre, personne ne l’a remplacé à son poste.

A l’époque, c’est une mésentente sur les postes de vice-présidence à accorder à l’opposition qui était la pomme de discorde. Les deux sensibilités n’ayant pas réussi à accorder leur violon, UNIR a décidé de prendre tous les postes du bureau à l’opposition qui a finalement retiré ces candidats à ces différents postes. Cette première violation du règlement intérieur adopté il y a seulement quelques jours à l’entame de la législature, présageait déjà pour les analystes de comment seront les débats au cours de la législature. 

Et bien, les faits ont donné raison à ceux qui ont cru que la législature  sera mouvementée. C’est ainsi que tout au long de la législature qui s’est achevée, les élus du peuple se sont farouchement opposé sur des textes qui demandaient un minimum de consensus. Conséquence, le texte des réformes constitutionnelles envoyé à trois reprises au parlement a essuyé un échec pour son adoption.

Avec ces faits d’armes, on se demandait quelle sera la configuration politique du bureau de l’Assemblée nationale sortie des législatives du 20 décembre 2018. Mais le constat à la fin de la formation du bureau de l’Assemblée nationale est que les principaux courants politiques à savoir l’UFC et le NET se retrouvent au sein de cet exécutif du parlement. Ce qui augure que cette législature sera plus consensuelle que la précédente surtout que cette fois-ci UNIR n’a en face d’elle que les partis avec lesquels il a eu à collaborer par le passé.

Espérons que les réformes pour lesquelles les 2/3 de la population selon les sondages d’Afrobaromètres aspirent sera cette fois faites.

Notons que l’actuelle législature dispose de trois groupes parlementaires : le groupe UNIR, le groupe UFC et le groupe NET-PDP.

Po/18/01/19


Francine DZIDULA


scoopinfotg@gmail.com

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