JUSTICE : LE MINISTERE PUBLIC REQUIERT 4 ANS DE PRISON CONTRE FOLY SATCHIVI


                             Foli SATCHIVI, 1er Porte-parole du mouvement " En aucun cas"

L’activiste et premier porte-parole du « Mouvement en aucun cas » Foly SATCHIVI a comparu ce matin au tribunal de Lomé statuant en matière pénale. 


C’est devant un tribunal entièrement bouclé par les forces de l’ordre et en l’absence du plaignant que le jeune activiste a comparu ce matin. Trois chefs d’inculpation sont retenus contre lui à savoir : rébellion et résistance à l’agent de la force publique, trouble aggravé à l’ordre publique et apologie de crime et de délit. Pour son avocat Me Celestin AGBOGAN,  le ministère public n’a pas pu démontrer tout au long de la procédure et à la barre les éléments qui caractérisent ces infractions.


« On parle de résistance à l’agent de la force publique, aucun élément ne nous prouve qu’il y a eu vraiment résistance. Les débats ont révélé des déclarations sans rien prouver », confie l’avocat enjoignant  l’accusation d’apporter les preuves.


En matière pénale, souligne-t-il, c’est à l’accusation d’apporter les preuves. L’avocat dénonce un « grotesque montage » et un « procès politique » visant à faire taire un activiste dont le « Mouvement en aucun » gêne et qu’on veut étouffer.



Quant au ministère public dans son réquisitoire, il a requis contre SATCHIVI 48 mois de prison soit 4 ans. La décision du juge est renvoyée à la huitaine.


« Nous avons espoir que ce juge là qui a été suffisamment éclairé ne suivra pas le ministère public dans ses réquisitions », avoue  Me AGBOGAN.


« A partir du moment où aucune infraction n’est constituée Foly SATCHIVI doit être purement et simplement libéré des fins de la poursuite. Nous espérons que c’est ce que dira le juge le 16 janvier », a encore souligné Me AGBOGAN qui dit croire à l’indépendance de la justice de son pays.


Foly SATCHIVI, premier porte-parole du « Mouvement en aucun cas » a déjà purgé 5 mois de prison. C’est le 22 août dernier qu’il avait été appréhendé à Bè-Gakpoto alors qu’il s’apprêtait à organiser une conférence de presse. 


De sa prison, l’ancien président de la Ligue togolaise des droits des étudiants (LTDE) avait adressé une lettre ouverte au chef de l’EtatFaure Gnassingbé.


Plusieurs activistes panafricains dont notamment Claudy Siar, Smockey, Tiken Jah Fakoli ont interpellé le chef de l’Etat togolais pour qu’il le libère en vain.


Po/06/01/19







 Francine DZIDULA







 scoopinfotg@gmail.com

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