LIBERATION DES DETENUS POLITIQUES Y COMPRIS LES « NUBUEKISTES »




Les membres du Mouvement NUBUEKE viennent de recouvrer la liberté. Ils bénéficient de la liberté provisoire que le chef de l’Etat Faure Gnassingbé  a accordée hier à certains détenus au cours du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement Klassou 2.


Joseph EZA et Menseth KOKODOKO, tous deux membres du Mouvement NUBUEKE avaient été appréhendés les 19 et 26 octobre 2017. Le Procureur de la République avait retenu contre eux sept chefs d’accusation dont groupement de malfaiteurs, troubles aggravés à l’ordre public, incitation à la révolte, détention  illégale de matériel de militaire…


Leur libération avait été réclamée par presque toute la population togolaise y compris la facilitation. La dernière demande en leur faveur date de 48 h et émane de l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko KPODJRO qui avait appelé le chef de l’Etat à libérer tous les prisonniers politiques.


Au même moment à SOKODE, au centre du pays, tous les militants PNP arrêtés au cours de manifestations politiques ont été également libérés. De même à Mango et Dapaong, tous les détenus politiques sont libérés.


C’est la deuxième mesure d’apaisement décidée par le chef de l’Etat depuis le début de cette année. Le 3 janvier dernier, plus 454 prisonniers avait bénéficié de la grâce présidentielle.


Hier, le Président Faure GNASSINGBE a instruit son gouvernement à poursuivre les mesures d’apaisement du climat sociopolitique en libérant les personnes arrêtées depuis les manifestations du 19 août 2017. Dans ce sens, il a décidé d’accorder la grâce présidentielle à 18 prévenus déjà condamnés et purgeant les peines dans les prisons de Mango et de Sokodé. En outre, le Président de la République a expressément demandé à l’autorité judiciaire de mettre en liberté provisoire, les personnes faisant l’objet d’une procédure d’information judiciaire pour des faits criminels, en prenant toutefois soin de préserver les droits des victimes s’agissant de la suite des procédures judiciaires engagées. Il s’agit des 26 inculpés relevant des prisons civiles de Mango, Bafilo, Sokodé et Lomé. Ainsi donc 44 détenus sont en train de recouvrer leur liberté. Pour la plupart, il ne reste que de formalités administratives à accomplir. C’est dans ce dernier cas que se trouvent les membres du Mouvement NUBUEKE qui viennent d’être libérés.


Selon les décomptes de l’opposition, ils sont plus de 150 personnes toujours en détention dans les prisons togolaises depuis le 19 août 2017. Selon les informations que nous avons Satchivi Foli du Mouvement en aucun cas et Assiba JOHNSON de l’Association REJADD ne bénéficient pas de cette mesure.





Po/23/01/19





Francine DZIDULA



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