SEANCE INAUGURALE DU PARLEMENT : LE DISCOURS A DEMI-TEINTE DU DOYEN D’AGE JOHNSON




                                                        André JOHNSON, le doyen d'âge 

Projeté au devant de l’actualité par le hasard des naissances et le privilège qu’offre le règlement intérieur de l’Assemblée nationale à l’âge, André JOHNSON a présidé ce matin la VIème législature de l’Assemblée nationale. Comme le veut la tradition, le doyen a délivré le discours inaugural. Très  attendu, ce discours est finalement arrivé  sans relief, pas beaucoup de choses à retenir, si ce n’est son désir à faire avancer les réformes pour consolider la paix. Certes, il n’appartient pas au doyen d’âge de faire des annonces mais André JOHNSON aurait pu saisir cette tribune que lui offre le hasard pour faire passer un message, sa vision de la société togolaise, ses craintes mais aussi ses espoirs. C’est en cela qu’il n’a pas su réellement se mettre dans la même lignée que ses illustres prédécesseurs à l’instar de Vouley FRITITI ou Georges Latévi LAWSON. D’ailleurs, il l’a certainement reconnu quand il avoue que c’est sa première fois. Ça ne saurait être une excuse puisque ses prédécesseurs étaient aussi à sa place pour la première fois mais ils ont su assurer, captiver l’auditoire et passer des messages que l’Histoire a retenu. Cinq ans après que restera de ce discours ?


On retiendra tout de même que dans son discours le doyen d’âge a appelé la classe politique à un sursaut national pour marquer à jamais l’histoire de la nation. « Le monde entier nous observe et que nous devons poser des actes qui garantissent l’enracinement de la démocratie », dira-t-il.


La République s’incarne dans les hommes investis par le suffrage populaire qui s’organise dans l’antre de la démocratie qui est notre assemblée nationale. A cet effet, il a salué « la détermination des braves populations togolaises » qui, par leur ardeur et leur dévouement, ont contribué à travers les élections législatives du 20 décembre 2018 à élire les 91 députés qui font leur entrée ce jour.


« Les défis qui nous attendent sont énormes pour faire avancer notre pays sur la voie du développement et de la construction de la destinée commune », a-t-il poursuivi. Il s’agit d’aller rapidement aux réformes constitutionnelles et institutionnelles afin de consolider la paix dans le  pays. « J’ai foi en notre capacité à transcender nos divergences pour faire évoluer le cadre institutionnel et politique, une profonde aspiration du peuple togolais », a indiqué le doyen d’âge.


Il a convié ces collègues à l’impérieux devoir de voter des lois justes et équitables qui renforcent le développement socio-économique dans l’intérêt général. « C’est pourquoi, j’en appelle à un sursaut national pour que cette législature marque à jamais l’histoire de notre nation. L’amour de la patrie et les valeurs nationales doivent guider nos échanges », a réitéré JOHNSON.


CONFUSION DE ROLE

Dans son discours, le doyen d’âge n’a pas aussi manqué d’exprimer sa gratitude au Président de l’Assemblée nationale sortante Dama Dramani et à son bureau ainsi qu’à tous les députés de la Vème législature pour tout le travail abattu.


En adressant sa gratitude au président de l’Assemblée nationale sans faire un clin d’œil à ses prédécesseurs qui sont Vouley FRITITI et Georges Latévi LAWSON entre autres, le doyen JOHNSON est dans une confusion de rôle car il n’est pas le successeur de Dama DRAMANI mais de Georges LAWSON. C’est en ce sens que  sa gratitude devrait plus aller à LAWSON qu’à DRAMANI.  Il n’appartient pas au doyen d’âge de rendre cet hommage à DRAMANI. C’est au successeur de DRAMANI qui sera élu d’ici la semaine prochaine au plus tard de rendre cet hommage.


On attendait plus le doyen souhaiter la bienvenue aux députés nouvellement élus y compris lui-même. Pour cette législature, ils sont 81 sur 91 un record national. Mais sur ce point, le doyen a brillé par son silence.  Il n’a non plus eu une pensée pour les députés qui n’ont pas été réélus au cours de cette législature. Il s’est tout de même rappelé des députés qui ont été arrachés à leur affection au cours de la dernière législature. Il s’agit d’El hadj Brim Diabacté et de Kossigan Kodjogan pour qui il a d’ailleurs demandé une minute de silence.


Après ce discours inaugural, une commission a été mise en place pour réfléchir sur le règlement intérieur à soumettre à la plénière pour adoption.



Po/04/01/19







 Francine DZIDULA







 scoopinfotg@gmail.com

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