27 AVRIL : A DEFAUT ... LE RECUEILLEMENT SUR LA TOMBE DE SYLVANUS OLYMPIO


                                 Gilchrist Olympio se recueillant sur la tombe de Sylvanus OLYMPIO


Alors que le Togo s’apprête à célébrer ce 27 avril, le 59ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale, le corps du Père de l’Indépendance, Sylvanus OLYMPIO, gît toujours sous la terre d’Agouégan au Bénin voisin. Et pourtant quelques mois après son accession au pouvoir dans les conditions que tout le monde connait, l’actuel chef de l’Etat Faure GNASSINGBE avait mis en place une commission dite de réflexion pour la réhabilitation de l’Histoire du TOGO. Présidé par l’ancien archevêque de Lomé, Mgr Robert DOSSEH-ANYRON, cette Commission dont la mission était de «revisiter toute l’histoire du Togo, identifier les Grands Hommes dignes d’être immortalisés, recenser tous les anciens chefs d’Etat et de gouvernement, les anciens hauts dignitaires de l’Etat décédés ou vivants (…) en vue de leur réhabilitation», avait proposé le  rapatriement du corps du premier président de la République Togolaise,  Sylvanus OLYMPIO.

Plus de 13 ans après les travaux de cette Commission, ces conclusions tout comme celles des autres Commissions (CVJR, Commission Koffigoh…) sont rangées au placard. Certes, admettons-le que Gilchrist OLYMPIO, le fils du Père de l’Indépendance, n’était pas chaud pour le retour des restes son  défunt père au pays. Il s’est toujours contenté -quoique faisant partie de cette Commission de dire- que  « la place qu’occupe l’illustre disparu dans les cœurs des Togolais qui est le plus important ». Que cela ne tienne ce n’est pas une raison de garder les restes du corps du Père de l’Indépendance du Togo à l’extérieur de la mère patrie jusqu’à la veille de la célébration des 60 ans de l’indépendance du pays. Sylvanus n’appartient plus à la famille OLYMPIO, il est devenu une personnalité nationale. Et Faure GNASSINGBE doit respecter les recommandations de sa Commission en prenant les dispositions pour le retour du corps du Père de l’Indépendance au bercail, lui rendre un hommage digne de son rang et ceci avant la célébration des 60 ans du pays.

En attendant le Mouvement « En aucun cas » à qui les autorités togolaises qui, sont dans l’option de refus systématique de toute manifestation politique, ont interdit sa manifestation du 27 avril sous le prétexte qu’il n’y aura pas suffisamment de forces de sécurité pour assurer l’encadrement de cette manifestation, car ces dernières étant déployées pour les défilés civil et militaire, ce Mouvement a décidé de se rendre ce 27 avril sur la tombe du Père de l’Indépendance à Agouégan.

Selon un communiqué de ce Mouvement, il se rendra « ce 27 avril sur la tombe du Père de l’indépendance et de la nation Sylvanus OLYMPIO, dont les restes se trouvent toujours de l’autre côté de la frontière pour lui rendre hommage et lui exposer ce qu’est devenu le pays pour lequel il s’est battu et sacrifié », lit-on dans le communiqué.

Pour rappel, l’UFC, le parti de Gilchrist OLYMPIO, a l’habitude de se rendre sur la tombe, le 13 janvier qui symbolise, la date de son assassinat.

Notons que la marche du 27 avril qu’avait prévu le Mouvement « En aucun cas » visait à protester contre les restrictions et violations des droits de l’homme et des libertés de réunion, d’associations et de manifestations au Togo, demander la libération des détenus politiques, et exiger la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles conformément aux propositions de l’expert Sénégalais Aliou Badara FALL recommandé par la CEDEAO.

Ce mouvement plaide aussi pour la libération de son leader, le jeune activiste Foli SATCHIVI, arrêté et condamné à 4 ans de prison  pour rébellion et résistance à l’agent de la force publique, trouble aggravé à l’ordre publique et apologie de crime et de délit

LIRE LES MEMBRES DE LA COMMISSION

Membres de la Commission nationale de Réflexion pour la Réhabilitation de l’Histoire du Togo
1 – Mgr DOSSEH-ANYRON Robert Casimir Archevêque, Président
2 – M. ABALO Firmin, ancien ministre, Membre
3 – Chef ADJOKOU Mitoékpo II, chef du village d’Ahépé-Assiko : Membre
4 – Togbui AGOKOLI Agboli IV, chef du canton de Notsè, président de l’Union nationale des chefs traditionnels du Togo : Membre
5 – Chef AKLASSOU Assou Adéla III, chef du canton de Bè: Membre
6 – M. BAGNA Joseph Ogamo, ancien ministre : Membre
7 – M. BATCHATI Baoubadi, ancien préfet : Membre
8 – Mme BITHO Véronique, enseignante à la retraite : Membre
9 – M. BODJONA Antoine, administrateur civil, ancien préfet : Membre
10 – M. DJATO Monsila, ancien député : Membre
11 – M. DOGO Henri, ancien ministre : Membre
12 – M. EKUE Godfried, ancien directeur de la Radiodiffusion du Togo : Membre
13 – Guè Fioga FOLLI-BEBE Sédégbé XV, chef canton de Glidji : Membre
14 – Prof. GAYIBOR Nicoué, président du conseil de l’Université de Lomé
15 – M. HONYIGLO Emmanuel, ancien maire de Tsévié : Membre
16 – M. KUEVIDJEN André, ancien ministre : Membre
17 – M. MALOU Yaya, ancien ministre : Membre
18 – M. MIVEDOR Ayité Gachin, Grand Chancelier de l’ordre du Mono: Membre
19 – Général MEMENE Séyi, député à l’assemblée nationale : Membre
20 – M. MOREIRA Kilanko, membre du conseil des Sages de la ville d’Atakpamé : Membre
21 – Prof. NAPO Pierre, ancien ambassadeur : Rapporteur
22 – M. NASSIKI Oumarou, ancien président de l’Union Musulmane du Togo : Membre
23 – M. OLYMPIO Gilchrist, président de l’Union des Forces de Changement : Membre
24 – Chef OSSEYI Amétépé, chef du canton d’Amou-Oblo : Membre
25 – Nana Ohiniko QUAM-DESSOU XIV, chef du canton d’Aného : Membre
26 – M. SIBITI Yacoubou, enseignant à la retraite : Membre
27 – Chef SAMBIANI Matiéyendou, chef du canton de Bombouaka : Membre
28 – Mme SIVOMEY Marie Madoé : ancienne maire de la ville de Lomé : Membre
29 – Togbui TSALLY Kokou Sényo, chef du canton d’Agomé-Yo : Membre
30 – M. VOULE Frititi, ancien ministre, député à l’assemblée nationale : Membre
31 – M. YAGNINIM Bitokotipou, ancien ministre : Membre

 
Po/20/04/19
Francine DZIDULA
togoscoop@gmail.com

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