AFFAIRE DE VIDEO DE VIOLENCE SEXUELLE : LE RESPONSABLE ECROUE


                      ( image illustrative qui n'a aucune relation avec la réalité)



Septembre de l’année dernière, une vidéo devenue virale, a circulé sur les réseaux sociaux. On y voit un individu tenter d’imposer une relation sexuelle anale à une jeune fille. Les dénonciations ont été à la mesure du choc provoqué dans l’opinion par la séquence, d’autant qu’elle a été suivie quelques jours plus tard par d’autres vidéos exposant la nudité de plusieurs filles. L’auteur de la divulgation de cette vidéo a été appréhendé.


Selon nos confrères Gapola, le responsable de cette vidéo, M. Donald Ahlin SODJI, un directeur de société, a été appréhendé et écroué à la gendarmerie. Il devrait répondre des faits qui lui sont reprochés à savoir viol et violation de l’intimité de la jeune fille en question.


Son acte avait suscité de l’indignation dans l’opinion et un mouvement dénommé « Non et non » avait été lancé pour dénoncer les violences et abus exercés sur les femmes. Ce mouvement a organisé le 04 octobre dernier, avec le soutien de plusieurs organisations féministes, un sit-in de quelques minutes devant le ministère de la Promotion de la Femme. 


Au Togo, selon l’Enquête démographique de santé de 2013-2014,  environ une femme togolaise sur dix, soit 11% de Togolaises, a été victime de violence sexuelle une fois dans sa vie. Plus proche de nous au  cours du troisième trimestre de l’année 2017, le Centre d’écoute du Groupe de réflexion femme démocratie et développement (GF2D) sis à Lomé, a enregistré 05 cas de viol. Ce qui représente 3, 3% des autres problèmes juridiques soumis par les visiteurs du centre. Plus inquiétant est le chiffre fourni par le Centre Kékéli, sis également à Lomé et qui a pour cible prioritairement les enfants. Selon ce centre, ils reçoivent annuellement 60% de plaintes liés au viol sur mineur. 


ARSENAL JURIDIQUE


Le code pénal punit de réclusion criminelle de cinq (05) à dix (10) ans et d'une amende de deux millions (2.000.000) à dix millions (10.000.000) de francs CFA tout auteur de viol. Si la relation sexuelle est imposée par la violence, la contrainte ou la menace par un conjoint à un autre, elle est punie d’une amende de deux cent mille (200 000) à un million (1 000 000) de francs CFA ou de sept cent vingt (720) heures de travail d’intérêt général. En cas de récidive, la peine est de dix (10) à douze (12) mois d’emprisonnement et d’une amende d’un million (1 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA. 


Notons que les victimes de viol dispose du numéro gratuit « Allo 10 11 » pour appeler et dénoncer les auteurs de violences faites aux femmes.   



So/02/04/19



Francine DZIDULA



Scoopinfotg@gmail.com

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