CADRE DE PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE : LE SECTEUR PRIVE S’ENGAGE POUR LA REUSSITE DU PND


                       Le Premier Ministre KLASSOU entouré des membres du gouvernement


Le Premier ministre Selom KLASSOU a présidé ce matin au siège du gouvernement à Lomé, la réunion du cadre de partenariat public-privé. Institué par décret, ce cadre de concertation entre l’Etat et le secteur privé a pour rôle de renforcer la confiance mutuelle entre l’Etat et le secteur privé, permettre au gouvernement d’informer le secteur privé sur les solutions majeures déjà apportées à certaines préoccupations du secteur privé dans le but de favoriser la pleine capacité d’investissement de ce secteur et de le rendre fort et compétitive, dialoguer et échanger sur des stratégies concrètes de financement public-privé du développement et de faire émerger des solutions innovantes dans une dynamique d’attractivité susceptible de lever les contraintes au développement du secteur privé togolais.  

Ce cadre est également l’expression d’une volonté manifeste du gouvernement de  bâtir ensemble la nation en vue de son émergence et ceci par la mise en œuvre effective du Plan national de développement (PND). 

Ouvrant les travaux, le Premier ministre a déclaré que le Togo a résolument décidé de créer les conditions capables d’appuyer l’édification d’une société viable et résiliente aussi bien en milieu urbain que rural avec pour objectif d’éradiquer l’indigence et la vulnérabilité au profit de la création d’une richesse partagée.

Pour y parvenir, le Togo compte sur le PND. Il  a alors décliné les trois axes de ce Plan avant de convier le secteur privé à jouer son rôle de « catalyseur des ressources financières susceptibles de financer la mise en œuvre du PND ».  Faut-il, le rappeler le coût total de mise en œuvre de ce plan est estimé à 4622, 2 milliards de F CFA dont 65% devraient venir du secteur privé. A juste titre dira le Premier ministre, « il est indéniable que le secteur privé est et demeure le vecteur de la croissance économique, créateur de richesse et d’emploi décent et donc générateur du bien-être ».  Cependant, souline-t-il, quoique vital ce secteur ne peut travailler  en vase clos. En effet, l’Etat étant le principal responsable du cadre législatif réglementaire, il lui appartient de prendre des mesures incitatives de façon à donner au secteur privé la capacité d’agir. A ce propos, M. KLASSOU a déclaré que son gouvernement met en place des mesures incitatives en faveur du secteur privé.

C’est ainsi qu’il a appelé tous les acteurs de notre société notamment ceux du secteur privé à un « vrai changement de paradigme qui consiste à finir avec les réussites silencieuses dans notre pays. Nous avons le devoir de travailler pour promouvoir notre pays à l’international et c’est l’un des résultats attendus dans le cadre de la mise en œuvre du PND », a indiqué M. KLASSOU.

DES MESURES INCITATIVES

                                                                vue partielle de la salle

 

Après l’intervention du Premier ministre, les principaux ministres du gouvernement ont fait part des actions qu’entreprennent leurs départements pour alléger la tâche au secteur privé. A ce propos, on retiendra, selon le ministre de l’Economie et des finances que le gouvernement, a en 2017 apuré tous les arriérés commerciaux envers le secteur privé. 74 milliards d’arriérés commerciaux au niveau du trésor public ont été payés. En 2018, 65 milliards ont été payés. Pour cette année, le gouvernement a déjà payé les arriérés de janvier et de février car  dira le ministre Sani YAYA, «le gouvernement veut un secteur privé fort, dynamique, engagé et résolu à investir. Il faut que les moyens soient là et surtout dans les rapports avec l’Etat dans le cadre de leurs opérations, il ne faut pas qu’il y ait beaucoup d’arriérés », a déclaré le ministre avant de continuer que ce sont  des gestes forts, pour donner un signal fort pour dire au secteur privé que les ressources doivent être à leur dispositions pour leur permettre d’honorer leurs engagements vis-à-vis des banques mais aussi de dégager des ressources pour investir puisque le PND réserve 65% de financement au secteur privé.

Le ministre a aussi souligné qu’au  plus de la fiscalité, le gouvernement a  adopté le code général des impôts et le code des douanes. En 2019, le gouvernement a baissé l’impôt qui en deux ans qui  est passé de 29 à 27% ; « l’objectif visé est d’arriver un taux de 25% pour rendre notre pays compétitif », a insisté le ministre.

Dans leurs réponses, les acteurs du secteur privé ont promis jouer leur rôle et un  engament sincère pour le succès du PND. Ils n’ont pas manqué de faire des propositions et des contributions pour la réussite du PND.

Notons que le Cadre de partenariat public-privé   regroupe les principaux acteurs du privé comme la Chambre du Commerce et d’industrie du Togo, l’Association des grandes entreprises du Togo, Conseil national du patronat, la chambres des artisans du Togo .


                                                            Photo de famille des participants


Ec/03/04/19



Clarisse AFANOU


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