LE QUAI D’ORSAY DRESSE UN TAPIS ROUGE AU PNP


                                        Dr SAMA Kossi, le SG PNP



La lutte pour l'émancipation des peuples se gagne par la combinaison de trois facteurs à savoir la pression à l’interne, une force militaire ou l’armée et des actions diplomatiques. A défaut d’avoir les trois, il faut nécessairement deux de ces éléments pour faire pencher la balance de son côté. C’est certainement ce qu’ont compris les dirigeants du Parti nationaliste panafricain (PNP) qui, à la veille de la reprise des manifestations populaires, ont entrepris des actions diplomatiques. La première de cette démarche, a conduit le Secrétaire général du parti au cheval, Dr Kossi SAMA au Quai d’Orsay hier.


Les entretiens entre les représentants de la diplomatie française et le Secrétaire général du PNP ont porté sur l’histoire constitutionnelle et socio-politique du Togo, qui impose un impératif d’alternance afin de sortir du statu quo. Le Togo, faut-il, le rappeler est l’un des rares pays de la CEDEAO et de l’espace francophone à ne pas goûter à l’alternance politique depuis plus de cinq décennies. Et le pays est souvent au banc des organisations de défenses des droits de l’Homme pour ses multiples violations des droits de ces citoyens. A cet effet, Docteur SAMA a attiré l’attention de ses interlocuteurs sur les violations graves et renouvelées des droits de l’Homme au Togo depuis les années 1990. Il a saisi l’occasion pour attirer l’attention de la France sur la nécessité d’interpeler le régime togolais sur le respect des libertés individuelles et collectives des citoyens, notamment la liberté de manifestation.


Parlant de liberté, le PNP se prépare à organiser le 13 avril 2019 des manifestations populaires dans 10 villes de l’intérieur du pays et dans la diaspora. A cet effet, Dr SAMA a interpellé la France pour qu’elle suive avec beaucoup d’attention cette manifestation.


S’agissant des  élections, elles se sont souvent déroulées  dans le pays sur fond de violences  perpétuant le cycle : élection-contestation-violence-dialogue. Ainsi pour vaincre ce signe indien, le Secrétaire général du Parti national panafricain a fait part à ses interlocuteurs de ces propositions de sortie durable de la crise. Ces propositions passe par la renonciation de Faure GNASSINGBE à briguer un quatrième mandat en 2020 ; la libération immédiate et sans conditions des personnes incarcérées à la suite des manifestations et la libération de tous les détenus politiques ; l’institution d’une transition, ayant pour missions  la réalisation des réformes constitutionnelles, institutionnelles, et électorales requises, par la mise en œuvre intégrale de la feuille de route ;  l’organisation, à terme, des élections présidentielles, législatives, et locales.


Notons que le PNP est le parti fondé par Tikpi Salifou ATCHADAM qui depuis le 17 août 2017 est à l’origine des contestations populaire sans précédent dans le pays  contre  régime de Faure GNASSINGBE dont le clan dirige le pays d’une main de fer depuis 50 ans. Les manifestants, des milliers dans le pays et dans à la diaspora réclamaient des reformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales avec pour point d’orgue la limitation des mandats, les scrutins à deux tours et le vote de la diaspora.


A la suite de ces manifestations, le président du pays craignant pour sa vie s’est refugié à l’extérieur.



Po/05/04/19



Francine DZIDULA

(Crédit photo: PNP )



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