LE SYNPHOT DIT NIET AU 1er MAI




                                         Les membres de la STT au cours d"une manifestation à Lomé 

Une fois encore le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) ne s’associera pas à la célébration de la 133ème édition de la Journée internationale du travail. Cette décision a été prise par le bureau du principal syndicat du secteur hospitalier togolais pour exprimer son mécontentement.

Le SYNPHOT qui depuis avril 2015, observe la trêve sociale annoncée par la Synergie des travailleurs du Togo (STT) pour donner la chance aux autorités d’apporter des solutions aux problèmes sociaux se dit déçu que ses préoccupations n’aient pas été prises en compte.

 « Bien que de nombreuses rencontres entre partenaires sociaux aient eues lieu, celles-ci n’ont malheureusement jamais abouti à des mesures concrètes », écrit le secrétaire général du syndicat Dr Gilbert TSOLENYANU.

Le SYNPHOT  au début de l’année 2018 a observé un sit-in de mécontentement et de grève dans les formations sanitaires publiques avec une plateforme revendicative. Ces mouvements ont interpellé le Premier ministre qui a mis en place un groupe de travail pour résoudre définitivement cette crise qui perdure. Ce groupe de travail devrait réfléchir et proposer au plus tard fin avril 2018 des solutions aux problèmes qui minent le secteur de la santé.

Prévu pour un mois, un an après la mise en place, du groupe de travail, la table de discussions devant aboutir à un accord parties n’ait été ouvert malgré la remise du rapport du groupe de travail au Premier ministre le 21 février 2019, écrit le SYNPHOT pour qui, cette situation entame sérieusement la confiance et la patience de notre base et risque de compromettre le climat d’accalmie qu’a connu le secteur de la santé jusqu’ici.

A cela s’ajoutent les conclusions du dialogue social entamé depuis le 11 mai 2018 avec les centrales syndicales qui tardent également à voir le jour.

Face à cette situation, le bureau du SYNPHOT, demande à ses membres sur toute l’étendue du territoire national, de ne pas participer aux manifestations du 1er mai pour exprimer leurs mécontentements.

Il exhorte le gouvernement à achever les discussions entamées depuis le 11 mai 2018 avec les centrales syndicales dans le cadre du dialogue social et à ouvrir la table de discussions devant aboutir à un accord parties afin de consolider l’accalmie observée depuis la mise sur place du groupe de travail.

So/06/04/19
Clarisse AFANOU

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