« LOG LIFT » : LE BURKINABE IRON BIBY DEVIENT L’HOMME LE PLUS FORT DU MONDE DANS SA CATEGORIE



Champion du monde ex aequo de « log lift » édition 2018 en soulevant 213 kilos, le burkinabè Iron Biby a battu un nouveau record ce samedi 6 avril 2019 en soulevant 220 kilos. Le Burkinabè devient ainsi l’homme le plus fort du monde dans sa catégorie.
QUI EST IRON BIBY ?
Cheick Ahmed al-Hassan Sanou, connu sous le nom de Iron Biby a toujours été obèse, mais il ne savait pas à quel point il était fort jusqu’à ce qu’il jette un de ses adversaires à travers une pièce.
Voici l’histoire remarquable de la façon dont un garçon ayant été la risée de plusieurs personnes est devenu l’un des hommes les plus forts au monde.
Né au Burkina Faso en 1992, Biby comme on l’appelle affectueusement, a remarqué à l’âge de cinq ans qu’il était différent de ses frères et sœurs à cause de son poids, et que c’était un peu un problème.
« Ma mère a dit que j’étais gros depuis ma naissance, pesant près de 5 kg et respirant fortement, pas comme un bébé normal », a-t-il déclaré
Cheick a toujours été intéressé par le sport et a toujours été un volontaire enthousiaste à l’école.
« Je voulais être un sprinter, j’avais un peu de vitesse même si j’étais gros », a-t-il révélé à la BBC.
« Mais chaque fois que je courais, et que je me fatiguais, les enfants à l’école se moquaient de moi et criaient « gros garçon ». J’étais comme un divertissement pour eux, alors j’ai abandonné l’idée de devenir sprinter mais mon rêve d’être athlète est resté ».
La gymnastique a également attiré son attention, mais après chaque culbute, le bruit de son corps frappant le tapis suscitait des réactions exagérées.
Son désir de faire des back flips et des sauts périlleux était si fort qu’il les pratiquait à la maison avec son frère jusqu’à ce qu’il apprenne comment le faire, ce qui explique pourquoi à 27 ans il peut faire un flip après avoir tiré un camion ou soulevé un haltère.
Quand il avait neuf ans, Cheick s’était habitué aux moqueries et intimidations.
« Je détestais le fait d’être ainsi. J’étais le plus jeune de ma classe, pourtant j’avais l’air plus vieux que tout le monde, y compris mes frères aînés ».
« Les gens ont tendance à ne pas être aussi grands au Burkina Faso, et les filles de ma promotion préféraient aussi les garçons minces. Les filles les plus âgées me parlaient et se montraient polies, mais dès que je devenais intéressé, elles s’éloignaient ».
Il a enduré les abus sans confrontation jusqu’à son adolescence, quand il a découvert à quel point il était fort, à la grande surprise d’un garçon plus âgé qui l’avait nargué.
« J’ai été frustré, j’ai dit: Laisse-moi tranquille et je l’ai poussé. Ma réaction l’a étonné.  J’étais également surpris mais je savais que ce jour-là j’avais un peu de pouvoir. Après cet incident, il ne m’a jamais dérangé ».
Même ainsi, il en avait toujours marre. Alors, quand son frère a voyagé pour le Canada en 2007, il lui a demandé de lui envoyer un appareil minceur qu’il avait vu dans une publicité.
Mais comme son frère était incapable de trouver l’appareil, il est resté gros bien qu’il était désespéré de perdre du poids. La voie la plus conventionnelle pour la perte de poids n’a pas marché pour lui.
« J’ai essayé de manger de la laitue et de la banane, mais ça ne marchait pas pour moi, alors j’ai continué à manger de la nourriture burkinabé, du riz et du beurre de cacahuète et beaucoup de glucides. C’est ce que tout le monde mange mais ils ne sont pas gros ».
Puis en 2009, à l’âge de 17 ans, Cheick s’est rendu au Canada pour terminer ses études secondaires. Son voyage a apporté une nouvelle détermination de perdre du poids. Il a rejoint le gymnase dès son premier jour mais quelque chose était sur le point de se produire qui l’affecterait pour le reste de sa vie.
Il a été sélectionné comme membre de l’équipe de basket-ball et pour la première fois de sa vie, Cheick était prêt à faire quelque chose qui l’intéressait vraiment.
Cheick est rapidement devenu une star dans le circuit de gym local, soulevant les mêmes poids que les powerlifters professionnels.
En 2013, il a participé à sa première compétition de dynamophilie et l’a remportée, suivie de la victoire au championnat national la même année. C’est ainsi que Iron Biby, l’un des hommes les plus forts est né.
« Mes frères m’appelaient Biby et le nom me suivait partout, mais quand je suis devenu célèbre grâce à la dynamophilie, je suis devenu Iron Biby ».
Les concours internationaux ont suivi et chaque compétition est un exploit pour lui. Pour un nouveau venu, Iron Biby est un concurrent car il a déjà battu de grands noms lors de leurs événements favoris, et il n’a pas l’intention de s’arrêter.
« Mon rêve est de ramener au Burkina Faso le trophée de l’homme le plus fort au monde », a-t-il déclaré.
Sa démonstration de force a inspiré de jeunes Burkinabés, dont la plupart aspiraient à devenir footballeurs.
Il est parti de Cheik Sanou, le garçon intimidé pour son poids, à Iron Biby, l’un des hommes les plus forts au monde.


Po/06/04/19

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