MARCHE DU 13 AVRIL : 1 MORT A BAFILO ET PLUSIEURS ARRESTATIONS DANS DES AFFRONTEMENTS A LOME



La marche du Parti nationaliste panafricain (PNP) a été étouffée ce samedi à Lomé et même dans les localités où elle a été autorisée. A Bafilo, au centre du pays, considérée comme fief du parti du parti de Tikpi ATCHADAM, une personne a trouvé la mort. Il serait « battu à mort » par les gendarmes. Alors qu’à Lomé plusieurs personnes ont été arrêtées.

Dans le quartier Agoè, très tôt le matin, le quartier a été quadrillé par les forces de sécurité et de défense, très visibles sur les artères et les ruelles du quartier prêtent à réprimer tout rassemblement. Des courses poursuites ont été observées entre manifestants et forces de l’ordre.

La police, la gendarmerie, les éléments de l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie (USIG) et mêmes les militaires étaient déployés dans le quartier. Certains munis de bâtons, d’autres de fusils de guerre. D’ailleurs, face à la détermination des jeunes manifestants à en découvre avec les gendarmes, des tirs de sommation ont été tirés par les militaires à Agoè Démakpoè pour faire replier les jeunes. 

Des arrestations ont été également opérées dans les rangs des manifestants. Au total, 8 personnes ont été arrêtées dans le quartier Agoè dont deux par les éléments de l’USIG. Certains de ces manifestants sont détenus en ce moment au niveau du Service de recherches et d’investigations (SRI), selon les défenseurs de droits de l’Homme. Ces arrestations portent à 15 le nombre total des personnes arrêtées depuis hier. En effet, 5 militants  du PNP qui faisaient la caravane de sensibilisation pour la marche ont été appréhendés dans le quartier Adidogomé. 


Au moment où nous publions ces infos, le calme semble revenir à Agoé mais les trois unités font toujours la ronde dans le quartier jusqu’à Togblekopé. 

Dans les autres localités. A Sokodé, bien que la marche ait été autorisée dans la ville, elle n’a pas pu atteindre son point de chute. La foule a essuyé des tirs de  gaz lacrymogène. 

A Afagnan, la marche s’est déroulée dans le calme.

A Kpalimé, ville où les chefs traditionnels avaient menacé de faire recours aux chasseurs traditionnels « Abrafo » au cas où PNP mettait son projet de marche à exécution dans la ville, le calme régnait sous la vigilance de plusieurs forces de défense convoyées depuis Lomé. 

Le PNP, le parti de Tikpi ATCHADAM, avait prévu manifester dans dix localités du pays pour exiger les réformes constitutionnelles et institutionnelles mais le gouvernement n’a autorisé la marche que dans trois localités du pays y compris Lomé mais en modifiant l’itinéraire. Mais le parti au cheval a maintenu et la marche et les itinéraires comme il l’a notifié au ministre.

Po/11/04/19
Francine DZIDULA
togoscoop@gmail.com

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