SIT-IN CE MATIN DES ENSEIGNANTS DES ECOLES CATHOLIQUES


                     sit-in des enseignants des écoles catholiques de Lomé devant la DDEC


A l’appel de la Coordination des enseignants catholiques du Togo, quelques centaines d’enseignants catholiques ont observé ce jeudi matin un sit-in devant la Direction diocésaine de l’enseignement catholique de Lomé (DDEC). Si les conditions de vie et de travail des enseignants catholiques sont des plus difficiles, ce qui a contraint ces derniers à observer par le passé à plusieurs reprises des débrayages, cette fois-ci c’est le renvoi des enfants des enseignants pour non payement des frais de scolarité qui est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.


Les enseignants qui estiment que la DDEC ne respecte pas leurs droits ont profité  de cette situation pour rappeler leurs revendications vieilles de plusieurs années à savoir « le payement des salaires compatibles avec les diplômes universitaires et qualifications professionnelles  avec des rappels, l’application intégrale des clauses de la convention collective interprofessionnelle en vigueur avec tous les avantages y afférents pour toutes les catégories d’enseignants ».


Ce matin au cours du sit-in, ils étaient quelques centaines venus des écoles catholiques de Lomé massés devant la DDEC. Mais ils n’ont pas été reçus par le Directeur de diocésain de l’enseignement catholique, l’abbé Ambroise-Marie MENSAH. Ce dernier a préféré ne pas venir que de les affronter.


La veille du mouvement, il s’est contenté de leur adresser un message en ces termes : « Analysez davantage votre action pour ne pas perdre de l'énergie sans résultats et donnez l'occasion à certains personnes de nous faire encore plus de mal », écrit-il  laissant la porte ouverte aux négociations tout en s’interrogeant sur l’utilité du mouvement alors que toutes les voies de négociations ne sont pas épuisées.

Toutefois, précise-t-il « en attendant vos enfants seront renvoyés ».


Après quelques heures de manifestations, les enseignants se sont dispersés dans le calme en prenant soin de redéposer sur la table de leur employeur.

« Nous attachons beaucoup du prix à ces revendications pour nous permettre d’assurer l’éducation de nos progénitures qui sont aujourd’hui congédiés à la maison afin d’éviter toute actions qui pourraient compromettre le bon déroulement paisible des activités pédagogiques de cette fin d’année scolaire et de façon continuelle », écrivent-ils.


 So/08/05/19


Francine DZIDULA


togoscoop@gmail.com


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