TIKPI ATCHADAM APPELLE A LA CONSTITUTION DES COMITES ANTI 4ème MANDAT DE FAURE GNASSINGBE POUR LE TOURNANT DECISIF DE 2020



Alors que ces anciens camarades de la Coalition des 14 partis de l’opposition (C14) à une exception près sont tous dans une sorte de conciliation avec le pouvoir en place et s’apprêtent même à prendre part aux élections locales organisées par celui-ci, Salifou Tikpi ATCHADAM, l’initiateur du soulèvement populaire du 19 août 2017 qui, a failli emporté la plus vielle dictature de l’Afrique de l’ouest, est toujours droit dans ses bottes et fidèles à ses convictions de départ. Il n’y aura pas un quatrième mandat en 2020 pour Faure GNASSINGBE. Cette profession de foi, le natif de Kparatao l’a encore réaffirmé ce mercredi dans un message audio diffusé sur le social réseau watsapp comme il a en a l’habitude.

Dans ce message d’une quinzaine de minutes, Tikpi ATCHADAM appelle les Togolais à s’opposer par tous les moyens au quatrième mandat de Faure GNASSINGBE. Sans attendre l’échéance de 2020, le président du parti national panafricain (PNP) appelle le peuple togolais à prendre pour prétexte l’acte posé par l’Assemblée nationale comme u n acte déclaratif de la candidature de Faure GNASSINGBE pour 2020 et « s’opposer avec fermeté à cette candidature, une candidature de trop, une candidature qui ouvre des perspectives inadmissibles pour notre pays ». Pour ce faire, le plus populaire des exilés politiques du régime de Faure GNASSINGBE en appelle à la constitution rapide des comités de résistance du quatrième mandat de Faure GNASSINGBE. Ces comités à l’interne et dans la diaspora doivent appuyer les structures existantes déjà.

 Si le peuple togolais laisse passer ce  moment de l’historie de son pays, et que celui qui a, à son actif un triple quinquennat briguer un quatrième,  « il n’y aura à chaque élection présidentielle au Togo que les seuls GNASSINGBE, chaque Togolais devra alors se choisir son GNASSINGBE, battre campagne pour lui et attendre des faveurs », prévient ATCHADAM. Et de s’interroger sur la valeur de la démocratie togolaise où le poste du président de la République au lieu d’être démocratique est un poste réservé.

A ce sujet, le président du PNP convie le peuple togolais à faire un choix : celui de composer avec la dictature ou continuer par la combattre. Pour lui, il ne se fait pas de doute qu’on ne peut combattre la dictature en état de l’intérieur à moins ce que ne soit pas une vraie. 

La dernière modification opérée par le parti au pouvoir et ses alliés a aussi retenu l’attention du président du PNP dans son adresse au peuple togolais. Pour ATCHADAM, l’Assemblée nationale en rejetant le texte projet de Constitution proposé l’expert de la CEDEAO, et en adoptant une constitution qui a « tout les traits d’un costume tout cousue pour Faure » délivre un  message au peuple togolais qui se résume ainsi : « taisez vous, nous monarchisons la République ». Cette révision de la Constitution tout comme les précédentes n’ont qu’un seul et  même dessein, il s’agit ni plus ni moins de s’opposer à l’alternance au sommet de l’Etat. Car le régime RPT-UNIR ne veut pas de la limitation du pouvoir dans le temps et dans les prérogatives, or c’est cela  la raison d’être de la Constitution, note ATCHADAM. « Tous ces efforts constituent à rejeter la lettre et l’esprit de la constitution de 1992. Le régime fait tout pour sauter le verrou de limitation pourtant en harmonie avec les Constitutions de la sous région ».

Pour finir, l’ancien secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo a abordé les prochaines électorales fixées sur le 30 juin prochain. Comme le parti a eu à le souligner par le passé, le président du PNP a réaffirmé que son parti ne participera pas à ces élections. « Les locales, non merci ! ». En lieu et place des élections locales, Tikpi appelle le peuple togolais à se mobiliser pour écarter la candidature de Faure GNASSINGBE et organiser des élections auxquelles le RPT UNIR pourra présenter un candidat. « 2020 constitue un tournant décisif ».

Enfin, le patron du PNP a appelé à la libération des prisonniers politiques dont les derniers en date sont Ouro-Djikpa TCHATIKPI, Sébabi Nouroudine GUEFFE, et Abdel-Aziz KEZIRE, tous arrêtés depuis la dernière manifestation du parti.


Po/08/05/19

Francine DZIDULA

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