Elections locales partielles : faible affluence dans l’Avé




 



Les élections locales partielles se sont déroulées ce jeudi dans 5 communes du pays. Elles avaient été annulées dans les communes de l’Oti-Sud, Bassar 2 et Avé 2 pour raisons techniques et dans les communes de Wawa 1,  Zio 4, pour des irrégularités. Ainsi donc ce jeudi, ce sont 112 233 électeurs qui ont été convoqués pour élire les 63 conseillers municipaux qui devront compléter les 1454 déjà élus lors du scrutin du 30 juin dernier.


Dans toutes ces communes, le vote s’est déroulé sans incident ni problème technique majeurs comme l’a eu à le constater notre reporter qui s’est rendu dans la commune de l’Avé.


A l’EPP Bakakondji dans le canton de Noépé où s’est rendu le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), AYASOR Tchambagou, pour constater l’effectivité de l’opération,  les deux bureaux de vote sont ouverts à temps. Seulement il n’y avait pas de l’affluence.

 


Le député Pacôme ADJOUROUVI, un élu de la commune, après avoir glissé son bulletin dans l’urne s’est félicité du déroulement de l’opération dans le calme. « C’est un vote pour la proximité, je crois que les gens que nous allons élire ce soir vont s’occuper de leur quotidien, de leur proximité. Et donc je pense que c’est une élection majeure et tout le monde l’a bien compris. Je me félicite que les choses se passent dans un calme qui permettra à une équipe désignée par les citoyens de diriger désormais notre commune », a-t-il confié.


Pour sa part, Mlle Dimaké Akou Hélène, candidate sur la liste de « Avé en marche » a apprécié également le déroulement du scrutin. Mais elle a déploré le fait que dans certains centres la tension ait montée parce que «  les candidats d’opposition se disent qu’on va les voler et ils commencent par faire un peu de bruits. Ce qui crée un peu de désordre et on essaie de les calmer. On ne va pas se bagarrer pour rien et demain matin on se verra encore comme des frères et sœurs », concède la jeune candidate.


Cas de fraudes signalés


Effectivement dans ce centre de vote, la tension était montée quelque fois quand deux candidats sur deux listes différentes s’invectivaient. Heureusement que l’intervention des forces de sécurité a permis de dissiper la tension. Au-delà des candidats, c’est également des délégués d’un même  bureau de vote qui ne maitrisent pas le code électoral. Le président et les délégués n’arrivent pas à accorder leur violon sur l’application des textes. Le dernier communiqué du président de la CENI interdisant les votes par procuration et les dérogations n’ont pas arrangé les choses. Conséquent certains délégués ont été empêchés de voter dans leur bureau de vote.  « On a interdit à nos délégués de voter dans les centres où ils sont délégués. Ce n’est pas normal ; ils ont leur mandat et ils peuvent  voter dans leur bureau de vote. En plus, il y a des candidats qui circulent et on les empêche de rentrer dans les bureaux de vote alors que le code dit clairement que les candidats ont accès à tous les bureaux de vote, ils peuvent être eux–mêmes délégués ou ils peuvent venir visiter leurs délégués », fustige Mawuena Anani, un représentant de l’Alliance nationale pour le changement dans la commune.

 


A quelques kilomètres de là, dans le centre de l’EPP Badja, un électeur a été arrêté et confié aux forces de l’ordre. Il avait en sa possession une dizaine de bulletins de vote. D’autres cas de fraudes ont été signalés dans ledit canton.


Notons que sept listes étaient en lice pour ce scrutin dans la commune.


 



Francine DZIDULA


togoscoop@gmail.com


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