L’expropriation comme solution aux problèmes d’inondation dans la vallée du Zio



Si le problème d’inondation est un problème crucial auquel font face plusieurs quartiers de Lomé, il est cependant intolérable d’éprouver de la compassion pour ceux qui, délibérément, profitant de la démission de l’Etat et ayant pour argument la démographie galopante décident de construire dans le lit de la vallée du fleuve Zio. Tel est souvent le cas ces dernières années de certains quartiers de la banlieue Est de Lomé notamment Adakpamé et alentours, théâtre de la fureur de la nature. Ces quartiers connaissent à répétition des inondations dont le paroxysme a été atteint en 2008, 2010 et 2012.

Le gouvernement qui a favorisé cette situation par son laxisme a décidé finalement de prendre les taureaux par les cornes. C’est le sens du décret pris hier en conseil des ministres. Réuni en conseil des ministres, le gouvernement a décidé de « l’expropriation pour cause d’utilité publique d’un site de la vallée du Zio ».

Cette zone, inondable, d’une contenance de dix mille cinq cent soixante-deux hectares soixante-quatorze ares quarante-six centiares (10 562 ha 74 a 46 ca est classée zone non constructible par le Plan directeur et d’urbanisme (PDU) de Lomé en 1981. Cependant, lit-on dans le communiqué du gouvernement, les populations continuent d’y ériger des habitats précaires, sujets de façon récurrente à des inondations de façon récurrente et développent des activités qui fragilisent davantage l’écosystème et au mépris des règles de salubrité publique.

Aussi, du fait des risques environnementaux et aléas climatiques qui y surviennent et des dommages en résultant, l’expropriation pour cause d’utilité publique se justifie-t-elle par le souci du Gouvernement de protéger les populations contre les problèmes d’inondation liés au débordement de la rivière Zio. En effet, la recrudescence de ces fléaux en 2008, 2010, 2012 et ces dernières années incite à prendre des mesures de prévention et surtout de protection des populations pour prémunir des effets préjudiciables en pouvant en résulter.

L’une des causes de la construction anarchique dans le lit de la vallée du Zio est l’absence de logements sociaux et d’une banque  dédiée à l’habitat dans le pays. En 2005, au cours de sa campagne électorale, Faure GNASSINGBE avait promis la construction de ces logements avant la fin de son premier quinquennat. Mais au moment où il est en train d’achever le troisième quinquennat les logements sociaux tardent à sortir sous terre.

Clarisse AFANOU
E-Mail : togoscoop@gmail.com

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