Pénurie de carburant se poursuit à Lomé : le litre dépasse la barre de 1000 F sur le marché noir



Quand le géant Nigeria éternue, c’est toute la sous région qui s’enrhume. Depuis une dizaine de jour, le pays de Muhamed BUHARI a décidé de fermer sa frontière avec le Bénin pour lutter contre la contrebande surtout des produits agricoles. Et cette fermeture a des répercussions sur l’économie des deux pays francophones voisins du Nigeria à savoir le Bénin et le Togo.

La première conséquence de la fermeture de la frontière du Nigéria est la flambée du prix du carburant dans les deux pays. Le Bénin tout comme le Togo est dépendant en énergie de son voisin Nigerian surtout en carburant. La fermeture de la frontière a entrainé la rareté du carburant qui, par contrebande, traverse la frontière pour atterrir dans les stations services de ces deux pays ou ce qui est habituellement connu alimente le commerce parallèle du carburant appelé « boudè ».  Effet immédiat de cette fermeture est ce que la loi de l’offre et de la demande a été une fois encore respectée. Le carburant se faisant rare, son prix a augmenté sur le marché. Ainsi on a assisté à l’augmentation du prix du carburant. Le prix du litre de carburant qui se négociait à 450 voire 500 F CFA avant la fermeture de la frontière est monté aujourd’hui 700 F voire 800F ou encore plus. Malgré tout les usagers se ruent vers ces rares revendeurs qui ont encore ce précieux liquide.  

 Cette situation si elle perdure entrainera le ralentissement de l’économie des deux pays car le carburant est aujourd’hui, tout le monde le sait le moteur essentiel de l’économie. De tous les animaux vivant sur terre l’homme est le seul qui utile un moyen de déplacement pour se mouvoir et utilise le carburant pour le faire et donc l’augmentation du prix du carburant a des conséquences sur le prix des autres articles.


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Ce matin dans la ville de Lomé, on a vu plusieurs motocyclistes pousser leur engin cherchant le carburant. D’autres surpris par la situation ont préféré garer. Dans les stations qui fournissent encore le carburant s’est formée une longue queue. 



Cette situation dément aussi l’information faisait croire que les commendes de carburant se faisait 3 mois avant et que le Togo ne s’approvisionne pas auprès du Nigeria ? Si tel est le cas la rupture du carburant dans les stations services ne sera pas immédiate. Et certains automobilistes n’hésitent à franchir le pas en disant que et les stations services et les revendeurs du « boudè » tous s’approvisionnent sur le même marché et c’est par politique commerciale qu’on fait croire que le « boudè » n’est pas bon et en  mettant à sa trousse la police or c’est le même carburant qui est servi dans les stations d’essence.

Clarisse AFANOU
E-Mail : togoscoop@gmail.com

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