Crime crapuleux à Lomé: Un agent du ministère de l’Environnement assassiné et jeté dans un puisard à Agoè-Sogbossito



Horreur, cruauté , terreur… difficile de trouver des mots justes pour qualifier le crime qui a été commis dans la nuit du vendredi 27 septembre au samedi 28 septembre dernier au quartier Agoè Sogbossito, une banlieue de Lomé. Odohi Médjidon Smaïla, un jeune cadre de 42 ans au ministère de l’Environnement a été froidement assassiné en son domicile et son corps jeté dans un puisard. 

Les habitants de Sogbossito étaient stupéfaits lorsque le corps de cet homme a été retrouvé le matin très tôt suites aux recherches effectuées par sa famille et les très proches parents.

                           Les faits

Comme à ses habitudes, Odohi Médjidon  passait tranquillement la soirée avec sa femme et leurs enfants. Aux environs de 20 heures, sa femme est allée se coucher et l’homme après un travail sur ordinateur est allé prendre de l’air devant sa maison. Très tard dans la nuit, sa femme réveillée, a constaté que son mari n’était pas au lit. Croyant qu’il était toujours à la porte entrain de prendre de l’air, la dame est sortie pour demander à son époux de rentrer car il se faisait tard. A sa surprise, ce dernier n’était pas au portail. Elle s’est alors mise à l’appeler mais sans réponse. Elle l’a recherché dans toutes les chambres sans succès, elle a constaté que les tapettes de son mari étaient juste à quelques mètres du portail. Là elle s’est inquiétée et a appelé les parents de l’homme pour savoir s’il était chez eux. Mais peine perdu. Après leur avoir fait part de ses inquiétudes, les parents ont rejoint la dame et avec l’aide des habitants du quartier, les recherches ont commencé. Par ailleurs il faut noter que le portable de M. Odohi était inaccessible. Toute la nuit, parents, amis,  voisins l’ont cherché partout en vain. Ce n’est que très tôt le matin de samedi 28 septembre, que le corps sans vie de M. Odohi sera retrouvé dans son puisard.

Aussitôt, la gendarmerie de la localité a été saisie et a fait venir d’autres services notamment les sapeurs pompiers  qui ont retiré le corps de ce trou avec le portable et d’après les témoins, le pauvre monsieur avait  la tête blessée avec des saignements dans les narines. Ce qui prouvait que les assassins lui ont donné des coups à la tête avant de le jeter dans le puisard pour faire croire à un mort par accident. Alors que dans le puisard, il n’y avait pas assez d’eau.

                  Trouver à tout prix les auteurs

Pour le moment, le corps après les formalités policières a été déposé à la morgue en attendant, les enquêtes se poursuivent. 

Mais nous sommes au Togo, et comme la plupart des enquêtes des meurtres sont toujours ouvertes sans suite, les parents de la victime, musulmans, attendent impatiemment les résultats de l’autopsie de leur enfant et espèrent que cette fois-ci, la police judiciaire ou scientifique fera tout pour trouver les auteurs de ce crime crapuleux. Pour l’heure les mobiles de ce crime restent à déterminer. S’agit-il d’une  vengeance, d’un règlement de compte ou d’une rivalité ? 

Pour le moment plusieurs questions restent posées. M. Odohi Smaïla avait-il des ennemis  au service? au domicile? qui lui en veut jusqu’à venir l’abattre froidement dans sa propre maison. De source proche de la famille, il a eu récemment une promotion au boulot et s’apprêtait à prendre un vol le week-end de sa mort pour l’étranger pour des raisons de services. Ce qui est sûr, ses assassins n’avaient rien emporté, ce qui porte à croire qu’il s’agit d’un crime avec préméditation perpétré par des gens qui le connaissent bien. Sinon comment les assassins ont-ils su qu’il y avait un puisard juste dans sa deuxième maison ?
Affaire à suivre

Source : Dounia N°632 du 02 /10/2019
E-Mail : togoscoop@gmail.com

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