Guinée-Conakry : 1 mort dans des affrontements contre le 3ème mandat d’Alpha Condé



De violents affrontements sont signalés depuis ce matin à Conakry et dans plusieurs autres villes de la Guinée-Conakry. A l’appel du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC-coalition de l’opposition), plusieurs jeunes sont sortis tôt ce matin, bravant l’interdiction de manifestation décrétée la veille par le gouvernement qui a fait arrêter samedi une vingtaine de responsables politiques et de la société civile.

Conakry ressemble ce matin à une ville en état de siège. Une ville fantôme. Gendarmes et policiers sont déployés sur plusieurs artères de la capitale usant des gaz lacrymogènes et parfois des coups de feu pour disperser tout attroupement dans une ville où les manifestations politiques tournent souvent au vinaigre.

Au centre ville, la circulation est au ralentie. Les boutiques et magasins ont baissé leurs rideaux. Les accrochages se multiplient dans plusieurs quartiers de Conakry entre les jeunes et les forces de l’ordre notamment sur l’axe de la commune de Ratoma. Les routes sont désertes par certains endroits. Des violents affrontements sont également signalés sur  l’axe Hamdallaye-Kagbelen considéré comme le principal fief de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

A Sonfonia, un jeune a été tué par balle par des forces de l’ordre. Il a été touché par balle au cours d’un accrochage, annoncent les médias locaux. Dans ce quartier, des pneus sont brulés. Les violences se sont intensifiées.

Notons que ces violences sont consécutives à l’appel du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), une coalition rassemblant des partis d'opposition, des syndicats et des membres de la société civile, qui a appelé les Guinéens à descendre dans la rue ce lundi pour s'opposer à une éventuelle révision de la Constitution évoquée par le pouvoir pour permettre au président en fin de mandat, le professeur Alpha CONDE, 81 ans, de se présenter de nouveau fin 2020 pour un troisième mandat alors que la Constitution limite le nombre à deux.

Francine DZIDULA
E-Mail : togoscoop@gmail.com

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