UNIR déplore les « agissements » de l’opposition


                                            (Atcholi Aklesso, le Secrétaire exécutif d'UNR)



A quelques mois de l’élection présidentielle prévue dans le premier trimestre de l’année prochaine, l’atmosphère sur le plan politique semble quelque peu crispée. Les partis politiques n’arrivent pas à accorder leur violon sur les préparatifs de ce scrutin. La parfaite illustration de cette situation est la première réunie du Comité dite de suivi des préparatifs del’élection de 2020 qui s’est tenue hier et qui  s’est achevée en queue de poisson, car une partie de la classe politique ne trouvant pas intérêt à y participer, a préféré se retirer. Une ambiance qui peut augurer d’une période électorale incertaine. Mais à l’Union pour la République, (UNIR), le parti au pouvoir, on s’en offusque très peu.


En tout cas, ce parti dans une sortie au lendemain de cette rencontre, a « regretté et déploré » les agissements de cette partie de la classe politique togolaise qui a préféré hier boudé la réunion, qualifiant leur attitude d’aller à l’encontre de « la recherche de la paix et de la stabilité ». Ainsi, le parti du chef de l’Etat a invité les acteurs politiques notamment le gouvernement, les partis politiques à poursuivre le processus électoral dans le respect du canevas indiqué par la Cour constitutionnelle.


Par ailleurs, se réjouissant de la démarche d’ouverture et de transparence du gouvernement et prenant l’opinion à témoin, UNIR exhorte le gouvernement à mettre en œuvre la feuille de route définie pour ce scrutin.


Enfin, la déclaration signée par le Secrétaire général du parti, ATCHOLI Aklesso, réaffirme « sa volonté à faire triompher les idéaux de paix, de cohésion  sociale et se tient prêt à œuvrer pour le respect des dispositions constitutionnelles en vigueur ». Il invite par la même occasion, tous les partis politiques et surtout ceux de l’opposition à l’esprit de retenue, de dialogue, de concertation et d’unité nationale.


Notons que depuis les locales, c’est la première fois que le parti du chef de l’Etat intervient sur un sujet d’intérêt national. La présidentielle est prévue dans trois mois. Le parti n’a pas encore officiellement désigné son candidat. Mais plusieurs voix au sein de la formation de la colombe ont appelé l’actuel  chef de l’Etat à briguer un autre suffrage des électeurs, le quatrième. Rappelons que la famille GNASSINGBE a, à lui seule, totalise 53 ans à la tête du pays. Ce qui est en sorte un anachronisme dans un régime démocratique. D’ailleurs, le chef de l’Etat l’a lui-même reconnu que dans un régime démocratique, il faut que le mandat présidentiel soit limité au plus à trois.



Francine DZIDULA

E-Mail : togoscoop@gmail.com

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