Présidentielle 2020 : l’ambitieux projet de refondation de la nation togolaise par des valeurs du professeur WOLOU


 

Comme en  2003, année au cours de laquelle le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), a présenté Dahuku Péré comme candidat à l’élection présidentielle, après avoir soutenu à plusieurs reprises des candidats de l’opposition au sein des coalitions, le PSR a décidé cette année de faire encore l’expérience du suffrage universel ceci en présentant son Secrétaire général en la personne du Professeur agrégé WOLOU Komi à l’élection présidentielle du 22 février. Ce dernier après avoir été investi par le parti, a présenté ce jeudi à Lomé, son projet de société.

C’est un ambitieux projet qui se décliné en quatre points à savoir : la refondation de la nation togolaise, l’émergence d’un Etat moderne,  l’épanouissement intégral de l’homme et la coopération pragmatique.

Mais la gouvernance d’un pays n’est pas seulement l’affaire d’un projet comme l’a d’ailleurs reconnu le professeur WOLOU,  en déclarant qu’« un train bon projet de société entre les mains d’une personne qui ne croit pas aux valeurs, entre les mains d’un président peu soucieux de l’intérêt général, un tel projet de société ne vaudrait absolument rien ». Et donc l’ancien doyen de la faculté de la faculté de droit de l’Université de Lomé veut fonder sa gouvernance sur des valeurs qui doivent être des qualités de celui qui porte le projet. La crise que traverse notre pays est non seulement une crise politique mais encore une crise des valeurs, des valeurs morales sont bafouées dans notre pays et nous ne pouvons pas chercher à restaurer notre pays en faisant abstraction de ces valeurs, a-t-il expliqué. 

 

Sans cela aucune république viable n’est possible, c’est pourquoi, poursuivra-t-il, « l’essentiel n’est pas seulement de changer l’actuel chef de l’Etat, il faut aussi changer la façon de faire, changer radicalement la politique dans notre pays. Il faut qu’on en arrive à la situation à laquelle les dirigeants ont une autre perception du pouvoir. Le pouvoir ne peut pas être un instrument de jouissance, mais destiné à réaliser le bien-être d’un plus grand nombre ».

Ainsi le natif de Kamboli accepte se mettre à la disposition de la nation togolaise pour sa transformation en profondeur.

S’agissant de la refondation de la nation qui est l’élément fondamental du projet de société du  candidat du PSR, elle vise la transformation des mentalités et la participation librement consentie des citoyens, facteur de cohésion et de développement humain durable et stable.

Ainsi donc, s’il est élu, le professeur WOLOU, entend instituer l’enseignement du droit dans les lycées, puis au collège dès la prochaine rentrée scolaire, l’éducation civique sera obligatoire. Le service militaire ou civil sera institué pour inculquer au citoyen la nécessité de respecter le bien commun, qu’il sache que nos sorts sont liés. L’équité entre les régions sera effective. L’état civil sera informatisé de façon à faire sortir le citoyen de l’anonymat.

« Il faudrait que le citoyen sache lorsque le président de la République vient construire un hôpital dans une localité, ce n’est pas le président qui a construit, c’est l’Etat et il ne doit rien au président parce qu’un hôpital a été construit. C’est son droit. Il faut que le citoyen puisse le savoir », a indiqué le professeur.

 

Son projet fait une place également à la question d’ethnie, sujet tabou mais qui empoissonne la vie du pays.  Et donc, le professeur veut creuser l’abcès car à tort ou à raison certains pensent que certaines ethnies sont favorisées par rapport aux autres. Pour l’ancien directeur de Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA), il n’ya pas d’hostilité entre les ethnies mais c’est la gouvernance qui fait que le sentiment d’injustice nait et pour cela ; il entend instaurer l’équité.

« Lorsque vous négligez des gens ça crée des frustrations », a-t-il insisté.

 

« Sous ma présidence, il n’y aura de prisonniers politiques, d’exilés politiques »

 

Parlant de l’émergence de l’état moderne, elle se basera sur l’effectivité de la loi, le respect des droits de l’Homme, l’accès à la justice et les réformes institutionnelles.

« Sous ma présidence il n’y aura de prisonniers politiques, d’exilés politiques », a-t-il martelé promettant également le droit à l’information aux journalistes et aux citoyens sauf pour les documents considérés comme secret d’Etat.

Une fois élu, le professeur WOLOU promet la suppression du sénat qui selon lui est budgétivore.

 

L’épanouissement intégral passera sur le plan social par la création de l’emploi.  L’ancien porte-parole du PSR s’engage s’il est élu à revaloriser les salaires de 20% en raison de 5% chaque année. Les problèmes de santé, de l’éducation, du logement, de la protection sociale, lui tiennent au cœur sans oublier la culture, le sport et les arts. De même que l’agriculture, l’industrie, le commerce, l’environnement…

Et enfin, par une coopération pragmatique, il entend promouvoir la coopération en vue de la réalisation des œuvres communes notamment des hôpitaux de référence mondiale, des laboratoires de recherches.

Notons que le professeur WOLOU intervient dans plusieurs universités publiques que privée de la sous région. Récemment avec trois autres candidats à l’élection présidentielle, ils ont formé une coalition en vue de définir une stratégie commune pour minimiser les fraudes. L’élection présidentielle aura lieu le 22 février prochain. Sept candidats sont en lice. Il s’agit de Jean-Pierre FABRE, candidat de l’ANC, Faure GNASSINGBE, le candidat de UNIR, Aimé GOGUE, présenté par l’ADDI, le Professeur Komi WOLOU du PSR, Maître Traoré TCHASSONA du MCD, Docteur Agbeyomé KODJO  du MPDD, Docteur Georges William KOUESSAN de Santé du peuple.


Francine DZIDULA
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