Coronavirus : des patients se volatilisent dans la nature


Repandue comme une drainée de poudre sur les réseaux sociaux ce jeudi, l’information qui fait froid au dos, a fait l’effet d’une bombe. Des patients testés positifs au coronavirus et pris en charge au CHR de Lomé Commune, ont pris le poudre d’escampette. L’annonce a été faite sur les ondes d’une radio locale ce jeudi, à Lomé par le médecin Majesté Watéba IHOU, le responsable du centre de prise en charge du dudit centre.

Selon le professeur, le temps pour les médecins soignants d’aller se changer pour sa prise en charge, un patient s’est volatilisé dans la nature.

«  Il y a un malade hier qui est arrivé et qu'on devait installer. Le temps que les équipes s'habillent pour aller l'installer, il est reparti et nous le recherchons depuis hier. C'est pour vous dire aussi la complexité du travail. Nous avons eu déjà des cas difficiles comme ça. Il y a des cas testés positifs et on leur dit, restez chez vous, le temps que l'ambulance n'arrive pour vous chercher, ils disparaissent », a confié le responsable du centre à nos confrères.

Quelques heures plus tard, selon les informations recueillies toujours auprès de ce centre, ce patient se retrouverait finalement à Cotonou.  Par quel miracle. Il est difficile de le dire du moment où les frontières du pays sont fermées en raison de cette pandémie. Il  aurait appelé pour dire qu’il est rentré chez lui au Bénin pour sa prise en charge. Cette version sera confirmée par les responsables de la santé du Bénin.

Le risque de contamination de tous ceux qu’il aurait croisé tout au long de son trajet Lomé-Cotonou est grand.

Une autre patiente, selon le professeur, serait également en cavale. Internée également dans ledit centre, elle aurait refusée son isolement et a visité un autre patient hospitalisé dans une autre unité de soin.

Ces histoires à dormir debout montrent la complicité et la difficulté de la prise en charge des malades du coronavirus sous nos cieux. La question est de savoir quelle disposition sécuritaire sont prises pour assurer la sécurité du CHR au point où des malades puissent sortir du centre comme une lettre à la poste sans aucune difficulté et même traverser la frontière fermée. Tout ceci montre qu’il y a des failles dans le dispositif de prise en charge des malades.

Cette histoire rappelle, ce qui s’est passé il y a quelques années au Libéria au temps fort de l’épidémie d’Ebola où un malade, interné dans un centre sans  pris en charge alimentaire, s’est volatisé dans la nature à la recherche de nourriture. Nous espérons que nous n’arriverons pas jusque là.

Noter que pour éviter la contamination ces gestes barrières sont à respecter à savoir : se laver fréquemment des mains au savon ou avec une solution hydro-alcoolique, éviter les poignées de mains, les accolades et les embrassades.

Clarisse AFANOU
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