L’alternance passera par la troisième voie


Le mode de contestation privilégié par les dirigeants des partis politiques et une partie du peuple ne pouvait plus se faire au parlement inféodé au système Gnassingbé, ni dans la rue, complètement sous contrôle des forces militaires empêchant toute velléité de manifestation pacifique de l’opposition. Il existe au Togo un espace public de plus en plus restreint et vicié, où le débat politique libre et contradictoire, vecteur essentiel de la démocratie, est dévoyé. Aussi, la voie du recours juridique pour faire condamner devant les tribunaux supranationaux le non-respect des droits humains et la contre-vérité des urnes ne doit pas être négligée.

Toutefois, les turpitudes du Peuple togolais ou la tromperie des partis politiques alimentaires ont contribué à retarder la vitesse de progression du marathon démocratique engagé depuis de 1967 au Togo. Il importe donc de s’organiser collectivement, et de contribuer financièrement pour faire sanctionner le non-respect des droits du Peuple togolais victime, droit inscrit dans la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples, accepté et approuvé par l’Etat togolais. Les éléments sont factuels car l’état des droits humains au Togo est déplorable, ce que rappelle le rapport d’avril 2019 de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) portant sur la pluralité des formes de la terreur contre le Peuple menée par le pouvoir Gnassingbé et ses agents entre le 31 juillet 2018 et le 27 avril 2019. L’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) dans son rapport de janvier 2020 rappelle que le pouvoir de Faure Gnassingbé continue à proférer des menaces à l’encontre de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme.

Ceux et celles qui préconisent des « solutions politiques d’urgence à la crise togolaise  » au nom de l’intérêt supérieur de la Nation et qui croient mettre fin aux crises électorales ne doivent pas tromper à nouveau le Peuple togolais. Un « consensus national, une amnistie et une co-gestion avec un gouvernement de large ouverture (pouvoir, opposition, société civile et Diaspora) basée sur l’hypocrisie, sans la vérité et la justice est un leurre et se terminera pas une impasse politique. C’est confondre l’illusion et le rêve que de croire que le régime Gnassingbé changera ses méthodes d’asservissement de tous ceux qui travaillent avec lui. D’ailleurs en parlant alors d’amnistie, le pouvoir de Faure Gnassingbé commence par lever l’immunité parlementaire sur des bases fallacieuses et illégales du candidat à l’élection présidentielle togolaise, Dr. Agbéyomé Kodjo.

Aussi, il est suggéré de donner la chance à l’avènement d’une troisième voie, la voie de l’alternance.  Le Peuple togolais est souverain. S’il se trompe encore de stratégie et opte pour le mélange des genres qu’offre la fausse approche de l’inclusivité d’un gouvernement d’unité nationale, il devra en payer le prix. En effet, il ne s’agira que d’un gouvernement d’unité autour de Faure Gnassingbé.

Pour ce faire, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA, et tous ceux qui voudront se joindre à ce mouvement citoyen indépendant, sollicitent le Peuple togolais et sa Diaspora et l’invitent à mettre la main à la poche pour soutenir toutes les victimes de violences du système parricide des Gnassingbé. L’approche juridique et pacifique est préférée.

Source : RCDTI et CVU-TOGO DIASPORA
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