M. Hubert BAKAÏ, un obstacle à la signature de la convention collective pour les marins ?






En octobre 2019, le gouvernement togolais, dans le souci d’améliorer les conditions de vie et de travail des gens de mer, a entrepris la rédaction de la convention collective des gens de mer. Cette convention qui devrait avantager ces salariés par rapport à leur droit du travail à la base, connait des obstacles de la part de la Direction des affaires maritimes. En effet, depuis sa nomination à la tête de ladite direction, M. Hubert BAKAÏ fait obstruction à l’avancement de la signature de la convention entre partenaires. 

Il refuse systématiquement la délivrance du Livret professionnel maritime aux gens de mer. Or, ce document permet à ces derniers d’avoir accès aux navires. C’est le document qui confère le titre de marin aux professionnels du secteur. 

Ainsi, aucune société maritime au monde ne peut recruter des gens de mer sans le fameux document. Mais « le nouveau directeur des affaires maritimes ne veut rien comprendre, malgré le code de la marine marchande qui est clair dans la délivrance du livret professionnel maritime », a confié un marin.

Une décision qui porte un coup dure à la profession de marin par le fait que quand ces derniers sollicitent un emploi auprès d'une société maritime, celle-ci réclame le Livret professionnel maritime. Mais quand ils reviennent à la direction des affaires maritimes pour l’avoir, la direction réclame aussi un contrat de travail maritime. Or, il faut avoir le Livret avant d’avoir le contrat. 
 
« C'est tout comme le service routier vous réclame un contrat de travail d'un propriétaire de véhicule avant de vous délivrer le permis de conduire », explique notre interlocuteur.


Notons que le marin passe plusieurs mois, 3, 6, 9 mois voire plus sur la mer. C’est un métier très difficile où le danger est permanent et les risques énormes. Malgré cela, au Togo, sur le millier de personnes qui exerce cette profession, plus de 95% ne sont pas assurés selon les statistiques du Syndicat général des gens de mer professionnel du Togo (SGMP Togo) qui plaide pour que les autorités mettent de l’ordre dans le secteur.

Notons qu’environ 600 navires battent pavillon du Togo. 

Francine DZIDULA

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