FOSAP : un aveu de culpabilité




Mise en place il y a à peine un mois, la force spéciale anti-pandémie contre le COVID-19 (FOSAP) a réussi à faire l’unanimité contre elle. Tant elle a multiplié les bavures qui ont fini par enlever tout le crédit qu’on pouvait lui accorder. L’assassinat du jeune d’Adakpamé est la goûte d’eau qui a fait déborder le vase. Conséquence, le gouvernement a décidé d’ouvrir une procédure judiciaire pour élucider les différentes accusations portées contre elle et changé le commandement pour sauver si le besoin en est encore une force qui a perdu tout crédit.


A Avedji-Limouzine, un jeune a vu ses testicules brisés. A Avépozo, une femme  enceinte a été battue à mort. A Akodésséwa, c’est un jeune dont le corps ensanglanté qui a été récupéré d’un lac. Sur le boulevard Félix houephouet Boigny, un jeune a été retrouvé entre un frigo et un casier. Et enfin à Adakpamé, le crime de trop pendant cette période de couvre-feu a été ce père de famille qui parti aux toilettes et dont le corps a été retrouvé le lendemain inanimé loin de chez lui. Sans oublier les plusieurs blessés occasionnés par cette force dont une veille dame battue à sang et un jeune homme qui a failli perdre ses yeux. Triste bilan pour une force qui devrait lutter contre une pandémie meurtrière. 


 Dans l’opinion la pilule passe mal. Cette force devenue escadron de la mort fait plus de victimes que le mal qu’elle est sensée lutter contre. Si en un mois la pandémie à coronavirus n’a tué que 6 personnes, moins d’un mois cette force a fait plus de victime que la pandémie.


Conséquence, la réprobation est générale. Si certains appellent à ce que le couvre-feu soit levée d’autres vont plus loin en demandant purement et simplement que cette force soit dissoute. 


Si à un moment donné les autorités ont semblé donner l’impression de vouloir protéger la force, elles ne peuvent pas indéfiniment se taire devant des bavures devenues presque quotidiennes de cette force qui, parfois signe ses crimes comme cela avait été le cas de l’assassinat du jeune à Adakpamé. 


Dès lors il appartient à l’autorité politique de se désolidariser de cette barbarie des hommes en uniformes en sortant certains fusibles. Le premier trouvé est la tête du commandant de la force, le Lieutenant-colonel Yawovi OKPAOUL, de surcroit directeur de la police nationale. Il a été relevé de ses fonctions.  Ensuite l’annonce d’une procédure judiciaire pour situer les responsabilités a été faite pour calmer l’opinion.


Mais déjà le fait de limoger le commandant de la force avant même la conclusion de la commission d’enquête est la preuve que les bavures sont avérés et que les faits imputés par la population à cette force sont également vrais. Ils ne sont pas des fausses informations colportées par les réseaux sociaux comme le gouvernement a voulu faire croire.

Il appartient à la commission d’enquête de mettre des visages sur ces faits. Même si pour la population ouvrir une enquête est synonyme d’enterrer un sujet. Le régime se nourrissant d’impunité. Il lui est inconcevable de scier la branche sur laquelle il est assis.

  
Notons que pour éviter le coronavirus, il est  recommandé de se laver fréquemment des mains au savon ou avec une solution hydro-alcoolique, éviter les poignées de mains, les accolades et les embrassades.

Clarisse AFANOU


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