La force anti Pandémie Covid-19 entend redorer le blason


                                                                      image illustrative qui n'a rien à voir avec la réalité décrite par cet article


Décriée ces derniers jours pour ses bavures commises sur la population civile pendant la période du couvre-feu (de 20h à 6h), la Force anti-pandémie entend redorer le blason. Cette autocritique fait suite à la plainte qu’entend porter contre elle par le Collectif des associations contre l’impunité (CACIT). Pour ce faire, ladite Force a pour une première fois rendu public hier pour la première fois, le bilan de ses activités sur le terrain.

Selon ce bilan, en moins de 24 heures, la Force a interpellé 27 motos et 34 voitures pour non respect du couvre-feu ou du bouclage de zone. Le même bilan stipule que 4 agents de la force anti pandémie soupçonnés de racket au barrage d'Akata dans la préfecture de Kpélé, ont été relevés et mis aux arrêts pour une sanction disciplinaire.

Cependant, le bilan manque de préciser le nombre de citoyens sur lequel des passages à tabac et autres voies de faits ont été commis au-delà de 20 heures par les forces de défense et de sécurité. Ce chiffre manquant rendrait complet ce bilan. Mais hélas ! Le bilan s’est juste limité à lancer un appel à la population: « Faisons tous l’effort de respecter le couvre-feu à Lomé et à Sokodé, de rester à l’intérieur de nos zones respectives et de respecter les autres gestes et mesures barrières contre le Covid-19 ».

Ce bilan intervient au moment où des bavures des éléments de la force anti pandémie sont régulièrement signalées sur les réseaux sociaux. Après la vieille dame dont la bastonnade a circulé sur la toile, la dernière bavure en date concerne le journaliste violenté cette semaine devant sa maison. D'autres cas sont aussi rapportés notamment celui du jeune roué de coups et testicules écrasés jusqu'à mort s’ensuit à Avédji-Limousine ou de la revendeuse enceinte à Avépozo qui aussi a succombé plus tard à des coups reçus des éléments de cette Force. Mais intervenant hier sur la télévision nationale, le ministre de la sécurité, le Général Yark DAMEHANE, a donné une autre version des faits. A en croire le ministre, le jeune-homme d’Avédji est décédé d’une crise d’épilepsie alors que pour la dame il soutient que c’est une désinformation car dit-il « les forces de sécurité ne sont pas si inhumaines pour voir une femme à terme et commencer à la violenter jusqu'à ce que mal s'ensuit ».

Toujours est-il que ces faits suscitent des réactions pour le moins favorables vis-à-vis de la Force. Certains allant jusque suggérer qu’elle soit purement et simplement dissoute. Puisque la ligne verte, le 1014, instituée pour permettre à la population de signaler les voies de fait des forces de sécurité et de défense au cours du couvre-feu et même les mise en garde du ministre de la sécurité même n’ont pas amoindri les ardeurs des éléments de la Force spéciale anti-Pandémie Covid-19. Et « toute dérive des agents de COVID 19 ne restera pas impunie » dans un communiqué ne va le faire quand ces éléments n’écoutent pas l’appel de leur ministre de tutelle.

Dans ces conditions, cette force a mieux à faire en ce temps de pandémie pour reconquérir la sympathie de la population que présenter un bilan de ses activités.

Notons que pour éviter le coronavirus, il est recommandé de se laver fréquemment les mains au savon ou avec une solution hydro-alcoolique, éviter les poignées de mains, les accolades et les embrassades.

Francine DZIDULA
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