Violence d’un gendarme sur un civil : La gendarmerie déplore le « comportement inadmissible et intolérable »


Dans  une vidéo abondamment relayée hier sur les réseaux sociaux, on voit un élément de la gendarmerie nationale s’en prendre violemment à un jeune civil. La scène se serait produite le mercredi 14 avril 2020 dans le quartier Tokoin-Ramco aux environs de 16h.

Pour certains, le gendarme ferait partie de la Force « Anti-pandémie » mise en place par les autorités du pays pour faire respecter les mesures barrières édictées par le gouvernement dans le cadre de la riposte contre le COVID 19 alors que selon certaines versions, le jeunes jouait en compagnie de ces camarades quand ce gendarme remorqué sur une moto par son collègue passait. Aux interpellations des autres joueurs demandant au jeune d’arrêter le jeu pour laisser place aux forces de l’ordre à moto de passer, le jeune a retoqué qu’il n’a pas peur des hommes en treilli. Sur ces entrefaites, le gendarme remorqué ayant entendu les propos du jeune est descendu pour le « corriger » en  lui donnant des coups de pieds. Malheureusement pour lui, le jeune l’a même mis à terre avant que son collègue n’intervienne pour calmer la situation.

Face à ces versions, la version officielle est sortie ce jeudi. C’est par le biais d’un communiqué de la gendarmerie nationale. Dans ce communiqué le directeur de la gendarmerie nationale togolaise, le lieutenant-colonel Massina YOTROFEÏ, tout en déplorant ce « comportement inadmissible et intolérable » qui est un acte isolé d’un élément qui n’a rien à voir la Force « spéciale Anti-pandémie », rétabli cependant les faits. Selon le communiqué, le gendarme et la victime, sont tous deux des colocataires.

Rassurant l’opinion nationale que l’auteur de cet « acte grave est déjà sous le coup de sanction disciplinaire », le directeur de la gendarmerie nationale réaffirme l’engagement de la gendarmerie à rester professionnelle dans l’accomplissement de ses missions au profit des populations. Elle fini par présenter ses compassions à la victime tout en lui souhaitant prompt rétablissement.

Cependant, ce communiqué n’a pas apporté d’éclaircissement sur une autre bavure qui alimente les débats sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux ces derniers jours. Il s’agit d’un autre jeune qui aurait été surpris par le couvre feu dans le quartier Avédji et interpellé et battu à mort par les militaires.

Il faut qu’à ce niveau également que des éclaircissements soient apportés suivis d’une enquête et que le coupable soit châtiés conformément aux lois de la République.

Notons que pour éviter le coronavirus, il est  recommandé de se laver fréquemment des mains au savon ou avec une solution hydro-alcoolique, éviter les poignées de mains, les accolades et les embrassades.

Francine DZIDULA

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1 Commentaires

  1. Bonsoir à tous ! Je suis activiste des Droits Humains à Amnesty International-Togo et à la LTDH. A ce titre, j'estime sincèrement que c'est l'impunité qui est la source de ces actes récidivistes dans le corps de nos frères en treillis. Du moins, s'il y a des brebis égarées, comme on essaye de nous le faire croire, il faut que ces brebis soient publiquement punis sans les déshonorer! Les punis serviront d'exemple et apaiseront l'opinion publique ! Merci de m'avoir lu.

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