Est-ce que les chancelleries occidentales cautionnent l’investiture et le kidnapping ?



L’investiture de Faure Gnassingbé, – avec ou sans Coronavirus Covid-19, nul ne le sait –s’est déroulée sans confinement, mais sous un couvre-feu et des lois liberticides. La situation sécuritaire est caractérisée par des brutalités des forces dites de sécurité et des violences meurtrières, à tel point que le décompte du nombre de morts dus au COVID-19 pourrait s’avérer inférieur à celui du nombre de personnes qui ont subi les exactions policières durant le couvre-feu. Encore faut-il que les statistiques officielles soient fiables. Mais l’investiture de la contrevérité des urnes pour le 4ème mandat de Faure Gnassingbé repose sur les fraudes électroniques impossibles à prouver sans recomptage des bulletins bureau de vote par bureau de vote. Elle repose aussi sur le soutien de certains pays occidentaux à l’autocratie. En fait à l’excroissance militaire que constitue le cénacle des cadres togolais en charge de la sécurité, la plupart ayant été formés dans les écoles militaires françaises et ont été formatés pour faire d’abord allégeance à « la voix de son maître » avant d’obéir à la « voix de l’élève au Togo ». Mais l’autocratie qui se confond parfois avec la dictature, se nourrit des soutiens extérieurs et de leurs critiques de façade. On appelle cela « diplomatie, paraît-il ! ».

La France et l’Allemagne et par extension, les structures dépendantes de ces pays comme les Nations Unies, la CEDEAO, voire même l’Union africaine sont des adeptes invétérés du jeu de « qui perd, gagne », ou ce sont toujours eux qui gagnent, jamais les peuples. Une partie du Peuple togolais ne l’a pas encore compris et continue de croire que le salut viendra de l’extérieur. Une manière de reporter ses responsabilités sur autrui. Mais une lourde erreur d’appréciation ! La réalité est que l’on a assisté graduellement à une véritable déresponsabilisation des élites au pouvoir au Togo.

Est-il besoin en effet de rappeler, que des responsables et des journalistes de médias nationaux, africains et internationaux ne se privent pas d’émarger sur le registre de l’omerta, afin de pouvoir accéder à leurs « enveloppes », comme parfois les fameux « publi-reportages », qui proviendraient de la présidence togolaise. Si le Peuple togolais sort de son profond sommeil, il constatera également que les militaires et instructeurs, français, israéliens et de bien d’autres pays africains, parfois dissimulés derrière un statut privé et commercial, sont ceux qui forment, encadrent, renforcent, voire entérinent les  actes contre le Peuple togolais. Ces actes sont commis au Togo par la soldatesque, officielle de l’armée, officieuse des milices. En effet, au Togo, l’armée est davantage employée à la répression des mouvements populaires qu’à la défense du territoire.

Pour que le système fonctionne, les chancelleries occidentales doivent obligatoirement cautionner les processus de faux dialogues, fournir l’argent d’une aide au maintien du statu quo – aide à laquelle parfois peut émarger une certaine opposition alimentaire -, et enfin cautionner des élections de la contre-vérité des urnes, avant, pendant et après par
un silence coupable sur les violences, les violations des droits humains, bref les kidnappings et les tueries.

Et Dieu dans tout ceci ? Il observe ! Il n’a jamais eu de candidat attitré.

Source : RCDTI

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