Libération de Papson : le Collectif « Non c’est non » craint un manège pour l’extraire de la rigueur de la loi






Avec la libération de AMOUSSOU Midodji alias Papson Moutité, les Togolais découvrent avec indignation que leur justice peut accorder la liberté provisoire à des détenus pour raison de santé. On se rappelle dans d’autres cas notamment celui de Etienne YAKANOU arbitrairement détenu dans le cadre de l’affaire de l’incendie des grands marchés du Togo et décédé en prison alors qu’il souffrait d’un simple palu et qu’une  mise en liberté provisoire lui permettrait de se faire traiter.  La justice a refusé de le libérer. Mais quand il s’est agit d’un violeur et multirécidiviste, la justice s’est empressée de le libérer rapidement.


Une situation qui indigne le Collectif « Non c’est non ». Vivement préoccupé par cette liberté provisoire, le Mouvement dont la Coordinatrice est Marthe FARE, se dit consterné par cette liberté provisoire accordé à Papson qui met en danger les plaignants de cette affaire. Le Collectif compte recourir à toutes les voies légales pour que justice soit faite. Car dit-il, le viol est un crime et ne doit pas être traité comme un délit mineur. « L’impunité des auteurs, présumés ou coupables constitue une violation grave du droit des victimes et renforce leurs auteurs dans leurs actes  criminels », écrit le Collectif.
                                                                   L'ordre de mise en liberté de Papson signé du président du Tribunal



Au moment où on apprend que Papson profite de sa liberté provisoire pour narguer ses anciennes victimes, le Collectif « Non c’est non » veut croire que cette liberté provisoire n’est pas le début de manège pour l’extraire de la rigueur de la loi. Le mouvement appelle les autorités judiciaires à dire et à appliquer le droit afin de rendre aux victimes leur dignité bafouée et prévenir de tels actes dans notre société. 


Papson, artiste de la chanson qui se proclame chantre, a été arrêté le 04 avril dernier à la suite de plusieurs plaintes des filles qui avaient travaillé dans son ONG. Il n’a pas fait un mois de détention avant d’être libéré provisoirement. Il accusé de sextape, pornographie, trafic d’influence, violence sexuelle.  
                                           L'artiste et le Président de la République



Clarisse AFANOU

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