Coronavirus : « Situation inquiétante » au Brésil, reconfinement dans des quartiers de Pékin



La pandémie de Covid-19 a fait plus de 427 000 morts dans le monde selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP), à partir de sources officielles, samedi 13 juin. Plus de 7,7 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires, dont au moins la moitié sont aujourd’hui considérés comme guéris.

·         Etats-Unis, Brésil, Russie et Inde cumulent le plus de cas

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché par le coronavirus avec plus de deux millions de cas et 114 669 décès, mais le Brésil est désormais deuxième, avec 828 810 cas et 41 828 décès officiellement comptabilisés, soit davantage que le Royaume-Uni (41 481 morts), l’Italie (34 223) et la France (29 374).
« La situation au Brésil est inquiétante (…) Le système de santé n’est pas totalement saturé, mais dans certaines régions il y a une forte pression sur l’occupation des lits de soins intensifs », a déclaré vendredi Mike Ryan, le directeur des questions d’urgence sanitaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que le président brésilien d’extrême droite, Jair Bolsonaro, qui minimise la pandémie, a suscité un tollé après avoir demandé jeudi soir à la population de filmer des hôpitaux pour vérifier leur occupation.
Toujours en Amérique latine, épicentre de la pandémie avec près 75 000 morts au total, le Mexique et le Chili ont enregistré vendredi leurs plus mauvais chiffres quotidiens. Le Mexique déplore 5 222 morts et le Chili 2 870.
Au Chili, le ministère de la Santé a transmis à l’OMS un bilan de plus de 5 000 décès, bien supérieur aux derniers chiffres officiels, selon le Centre d’enquête journalistique (Ciper). Samedi, le ministre de la Santé, Jaime Mañalich, a démissionné, après plusieurs jours de polémique sur la hausse des cas.
L’épidémie continue sa progression également en Russie, où un nouveau décompte fait état de 2 712 morts liées au coronavirus en avril, soit plus du double des décès recensés auparavant, et en Inde, qui dénombre plus de 300 000 contaminations.

·         Pékin en alerte après l’apparition de trois nouveaux cas

Un district de la capitale chinoise Pékin est en état de « guerre » sanitaire, et onze quartiers ont été confinés en urgence, après une flambée des nouveaux cas de contamination. Un représentant du district de Fengtai a fait savoir lors d’un point de presse que 45 des 517 dépistages effectués au marché agricole local de Xinfadi avaient révélé des infections au coronavirus. Un porte-parole de la ville a annoncé que les événements sportifs étaient suspendus à Pékin et le tourisme interprovincial provisoirement interdit, avec effet immédiat.
Il a précisé que l’ensemble des six cas de contamination recensés à Pékin vendredi concernaient des visiteurs du marché de Xinfadi, qui a été fermé dans la nuit de vendredi à samedi suite au signalement de deux cas liés au lieu.
Les autorités locales, qui craignent une nouvelle vague de l’épidémie apparue dans le centre de la Chine l’an dernier, ont prévu de tester plus de 10 000 personnes travaillant ou ayant visité le marché de Xinfadi.
La Chine, premier pays touché par le virus, à la fin de 2019, est depuis parvenue à freiner considérablement la contagion, tombée ces dernières semaines à une poignée de nouveaux cas chaque jour, dont la majorité concerne des ressortissants chinois rentrés de l’étranger. Le dernier cas jusque-là enregistré dans la capitale remontait à la mi-avril.

·         Le déconfinement se poursuit en Europe, les frontières rouvrent

Jeudi, la Commission européenne avait à nouveau tenté d’harmoniser le retour à la normale dans l’Union européenne, en suggérant un rétablissement de la libre circulation en son sein dès lundi 15 juin, avant d’autoriser progressivement les voyageurs de pays tiers à compter du 1er juillet. Mais ses recommandations ne parviennent pas vraiment à s’imposer : l’Italie est en avance, l’Espagne prend son temps, le Royaume-Uni impose la quarantaine…

La Norvège, elle, va ouvrir, lundi, ses frontières à tous les pays nordiques en imposant des conditions qui excluent à ce stade la quasi-totalité de la Suède. L’Allemagne lèvera dans la nuit de lundi à mardi ses contrôles aux frontières avec ses voisins européens. Quant à la Grèce, elle s’apprête à accueillir lundi ses premiers touristes étrangers, mais les vols de passagers en provenance du Royaume-Uni ne seront toujours pas autorisés.

La France s’est prononcée en faveur de la réouverture des frontières intérieures de l’Europe à compter du 15 juin, sans quatorzaine pour les voyageurs. Mais elle a précisé qu’elle appliquerait « la réciprocité » si jamais certains pays imposaient des quarantaines à ses ressortissants. Les frontières extérieures à Schengen rouvriront, elles, à compter du 1er juillet. « Cette ouverture s’effectuera de façon progressive et différenciée selon la situation sanitaire des différents pays tiers », a précisé le gouvernement.

·         Des pays européens signent un accord garantissant 300 millions de doses pour l’UE

L’Allemagne, la France, l’Italie et les Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca, né en 1999 de la fusion du suédois Astra et du britannique Zeneca, qui prévoit l’approvisionnement de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne (UE) dès qu’un vaccin contre le Covid-19 sera découvert, a indiqué le ministère allemand de la santé samedi. Le développement d’un vaccin pourrait être achevé avec succès d’ici la fin de l’année, ont précisé des sources gouvernementales allemandes.
Au total, 300 millions de doses « doivent être distribuées à tous les Etats membres qui veulent participer, en fonction de la taille de leur population », selon le ministère. « Pour que les vaccins soient disponibles en grand nombre très rapidement après leur éventuelle approbation cette année ou l’année prochaine, les capacités de production doivent être garanties par contrat dès maintenant », a-t-il fait valoir.
La Commission européenne avait défendu, vendredi, l’idée d’un regroupement pour garantir un accès privilégié à un futur vaccin. Elle plaidait notamment pour la mise en place de contrats d’achats anticipés. Au moment où les laboratoires tentent de trouver un vaccin en un temps record – douze à dix-huit mois, contre plusieurs années habituellement –, ces avances sur paiement leur permettraient d’investir dans les capacités de production, alors que les essais cliniques sur les humains ne sont pas encore finalisés.

Source : Le Monde
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