Des perturbations attendues la semaine prochaine dans les agences « Premier bet »



Les activités de « Premier bet » seront perturbées la semaine prochaine. En effet, les employés de cette multinationale spécialisée dans les paris hippiques et sportifs implantée dans au moins une quinzaine de pays africains, ont déposé un préavis de grève de 72h qui couvre du 26 au 28 juin prochain.

Les revendications des employeurs tournent autour de trois principaux points à savoir la signature du contrat de travail, la déclaration à la caisse avec assurance maladie et le règlement intérieur pour la société. Les démarches entamées auprès de la direction depuis 2017 n’ont rien donné. En décembre 2019 à l’issue d’une dernière négociation  entre le syndicat des employés et le directeur de la société Pierre-Yves DELEPLACE, ce dernier a promis que satisfaction sera donnée à leur revendication avant la fin du premier trimestre de l’année 2020. 

Mais l’état d’urgence décrété dans le pays le 1er avril pour freiner la propagation du coronavirus a fait que le suivi de la plateforme revendicative n’a pas été effectif. La direction profitant de cette situation a mis en congé technique les employés en leur imposant la rotation du travail. Une partie de l’équipe vient le matin de 8h à 15h (shift 1) et le second de 15h à 22 h (shift 2) pour deux semaines de travail au lieu d’un mois. Conséquence, seule la moitié du salaire est payée.

A la suite de la levée des mesures restrictives imposées par l’état d’urgence, le personnel a relancé sa plateforme. Mais contre toute attente le directeur opposa un refus catégorique sur deux des trois points qui tiennent à cœur aux employés à savoir le contrat de travail et la déclaration à la caisse. En revanche, il marqua son accord pour le règlement intérieur qui, dit-il est déjà prêt.

C’est donc cette intransigeance le directeur à respecter la parole donnée et même à tenir des propos peu courtois envers les autorités qui a poussé le personnel a déposé un préavis de grève pour les 26, 27 et 28 juin prochain.

Payés un peu au-dessus du SMIG, les conditions de travail des employés de « Premier bet » sont médiocres. Ils ne bénéficient pas d’avantage  d’ancienneté et subissent des licenciements abusifs pour un manquant de 300 F par exemple dans le compte.

Installé au Togo dans les 2016, la société « Premier bet », l’une des premières sociétés de jeu privé reconnu par l’Etat est l’une des sociétés en forte implantation à Lomé. Elle est présente dans presque tous les quartiers de Lomé avec ses 69 agences qui emploient environ 600 personnes.

Francine DZIDULA

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