Kara : Pour une affaire de 54 000 F le jeune KAO meurt au commissariat, « KOZAH ESPOIR » demande une enquête



Le dimanche 14 juin, dans la mi-journée, le jeune KAO Massamando dit « Le Sénateur », âgé de 34 ans, a été interpellé par la Brigade de recherche et d’investigation de Kara. L’interpellation fait suite à une affaire de dette de 54 000 F CFA qu’il aurait contractée. Il est décédé quelques heures plus tard auprès son séjour dans les locaux de la brigade.

Cette mort intervenue dans des circonstances non encore élucidées a surpris plus d’un à Kara, la ville du nord du pays.

Pour la famille du disparu, il ne fait l’ombre d’aucun doute, leur fils est mort à la suite des brimades et des tortures qu’on lui aurait infligées dans les locaux de la Brigade de recherche et d’investigation de Kara.

Un avis que partage également le Groupe indépendant « KOZAH ESPOIR » qui, à travers un communiqué « s'étonne du silence des autorités malgré les allégations de la famille endeuillée et s'inquiète sur le processus de l'autopsie qui reste lettre morte pourtant prévue pour le 15 Juin dernier ».

Selon les informations reçues auprès de la famille, Massamando a été retrouvé ce jour-là à la Brigade allongé par terre dans un état méconnaissable, des hématomes sur le corps et conduit au CHR de la ville par un tricycle.

Une raison de plus, « KOZAH ESPOIR » de  s'insurger contre ce comportement des forces de sécurité qui, sans mandat d'arrêt ni convocation ont procédé à l'arrestation du jeune. Ce qui est une intrusion dans une affaire purement civile et une violation grave des droits de la victime, souligne le communiqué.

Le groupe « KOZAH ESPOIR » demande en outre au Procureur de la République près le tribunal de Kara déjà saisi par la famille du défunt, à faire toute la lumière sur les circonstances de ce meurtre afin que « les coupables et complices de ce crime odieux soient punis conformément à la loi ». 

Il met en garde et prêt à dénoncer toute personne qui tenterait d'obstruer le processus judiciaire dans son évolution.

Au Togo, bien que ces lieux ne sont pas appropriés selon les procédures judiciaires pour la détention des prévenus, il n’est pas rare de voir les agents des services de renseigner détenir dans leur locaux des prévenus qui y laissent leur vie. Le dernier en date est celui du militant de l’ANC Etienne YAKANOU accusé d’être co-auteur des incendies des grands marchés du Togo et mort dans les locaux des services de renseignement à la suite d’une crise de paludisme.


Clarisse AFANOU
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1 Commentaires

  1. Vraiment serré tout ça pour que la vérité puisse triompher. Trop c'est trop

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