Conférence des évêques du Togo : des lanceurs d’alerte partiels



Pourtant, la Conférence des Evêques du Togo (CET) a pour but de créer un climat de concertation régulière entre tous ceux qui partagent les objectifs de la CET, d’harmoniser les formes d’apprentissage méthodologique de l’apostolat, ce selon une clé de répartition thématique et géographique.
Les secteurs d’apostolat comportent les rubriques suivantes : « Clergé, Séminaires, Religieux, Enseignement, Religions traditionnelles, Moyens de communication sociale, Œcuménisme, Migrants et Tourisme Catéchèse, Liturgie, Pastorale des Sacrements, Apostolat des Laïcs, Action Sociale  ».

A y regarder avec beaucoup de précision, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA n’ont pas trouvé les thèmes transversaux aussi importants que la politique, l’économie, l’environnement, la santé, la justice, ni d’ailleurs « l’obéissance à la hiérarchie ». Pourtant, tous ces thèmes et bien d’autres font régulièrement l’objet de discussions et, de temps à autre, de positions officielles partagées avec le public. Autrement dit, la Conférence des Evêques du Togo fonctionne comme un véritable « lanceur d’alerte » mais partiel. Cela offre un message brouillé, loin de la lumière qui sied à des « agents » de la vérité, de la justice et de l’impartialité qu’ils devraient être.
Un « lanceur d’alerte » peut être un individu ou une organisation qui permet d’avancer vers plus de transparence dans l’information, mais aussi pour aider à l’établissement de la vérité pour le grand public. Il est possible d’y révéler des informations sensibles sur des personnes, des entreprises, des institutions y compris les politiques et les forces armées togolaises, ayant porté ou portant atteinte aux intérêts du citoyen, – une femme ou un homme -, de la société, ou même de l’environnement au Togo. Le principe est de permettre, aussi pacifiquement que possible, de diffuser de l’information pour que la vérité corresponde avec la réalité du passé, du présent et du futur.

Le 25 mars 2011, la Conférence des Evêques du Togo rappelait ceci : « L’Evêque, telle une sentinelle toujours en éveil, a reçu charge et mission d’enseigner et de rappeler à tous, l’Evangile de la vie. « Maître de perfection », il est appelé à indiquer, partout et en tout temps, le chemin de la vérité et de la vie ».

Compte tenu de l’organisation de la CET en termes de maillage du territoire togolais, les membres ou sympathisants de la CET sont aussi bien organisés que l’armée togolaise, la violence, les assassinats, les abus de droit et de pouvoir en moins. Sauf que le recrutement des prêtres est ouvert à tous et ne se fait pas comme dans l’armée togolaise, sur la base du clan et d’une ethnie qui fait croire à ceux qui veulent le croire, que sans le pouvoir, certains dirigeants de l’ethnie Kabyè ou ses affidés n’auront plus de pouvoir au Togo. Un mensonge d’Etat qui oppose une partie de l’armée respectueuse du droit togolais et la partie de l’armée togolaise qui est hors-la-loi, et bien au-dessus de la loi. C’est ainsi que cette partie des forces armées hors-la-loi, joue impunément au pyromane en « créant le désordre » aux fins de récupération de la situation et apparaître comme celle qui rétablit l’ordre et la paix, non sans abus de droit et de pouvoir.

Les Evêques et leurs adjoints au sens large, sont donc des têtes de pont pour lancer des alertes au Togo. Les Evêques et leurs collaborateurs directs ou indirects sont de véritables témoins de pratiques contraires aux principes de Dieu, aux principes élémentaires d’humanité, à l’intérêt général, à la Constitution togolaise, aux droits humains, aux droits des Peuple, à la vérité, à la justice, bref à la paix. Aussi, les Evêques ont vocation à donner de l’importance à des faits méconnus qui concernent, individuellement ou collectivement, le citoyen ou le Peuple togolais y compris la Diaspora. Ces faits méconnus, sont à l’origine d’ailleurs du soutien inconditionnel de certains citoyens, mal informés, à des responsables politiques coupables de crimes politiques, économiques, sociaux, environnementaux et culturels, voire cultuels.

Il est d’ailleurs possible, en passant par un juge indépendant, de donner une large audience, aux lanceurs d’alerte tout en préservant leurs sources et leur anonymat.

Source: RCDTI
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