Prof. Stanley OKOLO, le Directeur général de l’OOAS, « Cette pandémie a révélé des insuffisances au niveau de nos systèmes de santé »




L’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), l’institution en charge des questions de santé dans la sous région ouest africaine, souffle ses 33 ans bougies cette année. Un anniversaire qui tombe mal cette année car il intervient au moment où l’Afrique de l’ouest à l’instar du reste du monde est ravagée actuellement par la pandémie de la COVID 19. Même si cette pandémie remet en cause les bons résultats obtenus ces dernières années par la zone, elle permet néanmoins de tirer des enseignements sur les faiblesses du système de santé de la sous région. 


S’agissant des faiblesses mises en évidence par la pandémie, le professeur Stanley OKOLO, le Directeur général de l’OOAS, a déclaré qu’elles ont trait «  au niveau des infrastructures, des ressources humaines, des équipements de diagnostic, et en termes d'infrastructures ou centres de prise en charge, de capacité de production, en particulier de médicaments et de vaccins, ainsi qu’en termes de déficits au niveau de l’engagement communautaire requis pour juguler avec efficacité la pandémie de COVID-19 ».


Toutefois, précise-t-il, cette pandémie nous offre  l’occasion à la fois d’appréhender nos insuffisances, mais aussi de nous résoudre à mieux faire. « Nos dirigeants et leurs populations ont dû endurer beaucoup de peines en n’ayant qu’à faire avec les mêmes infrastructures, et utiliser les mêmes ressources sanitaires avec tout ce que cela comporte comme difficultés », souligne Prof. OKOLO. Il préconise un engagement à briser l'étau de l’inadéquation du financement de la santé, de la négligence des ressources humaines pour la santé et de la faiblesse des systèmes de santé à travers une implication innovante du secteur privé, des organisations de la société civile et des régimes communautaires d'assurance maladie universelle. Pour cela, suggère-t-il, le rétablissement de la confiance auprès des populations et l’engagement des leaders communautaires et religieux dans les efforts de renforcement de l'adhésion du public aux mesures de distanciation physique et d'hygiène personnelle qui sont indispensables pour arriver à bout de la pandémie en cours.


«  La responsabilité  incombe, donc a tout un chacun  afin  d’assurer notre propre protection et celle de nos familles et proches afin d’endiguer rapidement la transmission du virus au niveau communautaire », a-t-il insisté.


L’OOAS encourage enfin les gouvernements à poursuivre les interventions  en vue d’atténuer l’impact de la pandémie sur les populations vulnérables, et à récompenser les services dévoués et altruistes de tous les agents de santé qui sont en première ligne dans la lutte contre cette pandémie, en l’occurrence les médecins, les infirmiers ou infirmières, les personnes chargées de la recherche des contacts, les agents de laboratoire, les volontaires ainsi que leurs familles respectives.


En Afrique, la pandémie a fait plus de 500 000 cas avec plus de 12 000 décès. Le Nigeria et le Ghana, en Afrique de l’ouest font partie des pays les plus touchés, le Togo fait partie des pays qui connaissent un long doublement de cas et un faible taux de croissance.



Francine DZIDULA

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