La fillette sexuellement abusée par son directeur à Asrama a déjà accouché



L’information a fait le tour hier des réseaux sociaux. M. TCHARIE N’téssyhbon,   directeur de l’école primaire publique de Agokpo dans le canton d’Asrama, dans la commune de Haho 2 environ, a enceinté une élève de 12 ans.

A la suite de cette information, une délégation composée du président du Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Togo (FODDET), du directeur préfectoral de l’Action sociale et du maire adjoint de la commune Haho 2 s’est rendue dans la localité pour vérification des faits. 

Après s’être entretenue avec le chef du village d’Agokpo et avec la famille, il ressort qu’il y a eu effectivement abus sexuel sur la fillette. Mais après recoupement, il s’agirait beaucoup plus d’une adolescente de 16 ans qui, grâce au jugement supplétif, se retrouve à  12 ans. Cette adolescente, orpheline de père, a été abusée par le directeur de son école qui, bien que marié,  n’est pas à son premier acte.
L’adolescente a déjà accouché depuis le 27 juillet allaite son enfant âgé aujourd’hui de 11 jours.

Certainement que l’année prochaine, cette fillette sera obligée d’abandonner l’école par l’irresponsabilité de son directeur. Ce dernier dès que la nouvelle de son abus sur la fillette a commencé par être propagée sur les réseaux sociaux a pris la poudre d’escampette. Dans sa fuite, il a même fait un accident. Il est pour le moment introuvable. Les recherches sont menées par le CB de la localité pour le retrouver afin qu’il réponde de ses actes. 

Au Togo, les grossesses en milieu scolaire sont légions. Selon un rapport du ministère de l’action sociale,  entre les années 2009 et 2013, 12 343 cas de grossesses ont été enregistrés en milieu scolaire. Pour la seule année scolaire 2012-2013, 7000  cas ont été enregistrés. Le phénomène n’épargne pas les enfants du cours primaire dont l’âge est compris entre 8 et 12 ans.  6.000 grossesses précoces ont été enregistrées lors de l’année scolaire 2012-2013.

Pour sécuriser l’avenir des jeunes filles lors de leur cursus scolaire, le législateur togolais avait trouvé une solution, la loi du 16 mars de 1984. Cette loi lutte contre les grossesses en milieu scolaire et donc protège les jeunes filles élèves et apprenties. Elle sanctionne quiconque  entretient des relations sexuelles avec un (e) élève ou un (e) apprenti en formation. La loi sanctionne également les avortements, les tentatives d’avortement.
Par rapport à la répression les sanctions prévues vont de 6 mois à 3 ans d’emprisonnement et d’une amende de 200000 à 500000 F CFA pour certaines infractions et de 1 an à 5 ans d’emprisonnement et de 500000 à 1000000 FCFA d’amende pour des tentatives d’avortement.

Albert AGBEKO
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