Pétrole-gate : La STT exige une "réponse prompte et claire" du gouvernement


Plus de deux mois après le plus grand scandale financier jamais révélé par la presse nationale au Togo. Scandale révélé par l’entremise du journal l’Alternative, aucune action sur le plan judiciaire n’est enclenchée à l’encontre des présumés auteurs de ce détournement estimé à environ 500 milliards de nos francs. Devant le silence de la justice, ces pilleurs de la République  ont eu même le culot d’ester en justice le journal auteur de la révélation. En attendant le procès à rebondissement prévu la semaine prochaine qui situera l’opinion, les organisations de la société civile à l'instar de la Synergie des travailleurs du Togo (STT) montent au créneau pour appeler le gouvernement  à sa responsabilité.

La Synergie des travailleurs du Togo (STT)  en sa qualité de porte-flambeau des travailleurs togolais et fidèle à son rôle de lanceur d’alerte a dénoncé jeudi à Lomé ce grand scandale baptisé "Pétrolegate". Craignant que la mise en place d’une commission d’audit des opérations de la CSFPPP (structure d'achat des produits pétroliers) ne soit une approche légère et un manque de réelle volonté politique d’aller au fond de la question, l’organisation dirigée par Mme Nadou LAWSON exige du gouvernement une réponse « prompte et claire ». 


Pour la Coordinatrice de la STT, « l’Etat aurait tout le mérite moral et tout à gagner en cherchant sans artifices à récupérer ces 500 milliards détournés qui pourraient bien résoudre des problèmes en souffrance liés au monde des travailleurs tels que : le payement et la résorption des arriérés de payement des indemnités de départ à la retraite ; l’amélioration des plateaux techniques des CHU et l’intéressement du personnel de santé ; le recrutement de nouveaux enseignants pour compléter les effectifs devenus très insuffisants en raison du dédoublement des classes liés au Covid19, etc…».

La STT invite, par ailleurs, les institutions compétentes du pays à se saisir de ce dossier afin que ce qui a été détourné soit restitué au budget de l’Etat. 

Le Togo fait souvent le lit de  la culture de la corruption et de l’impunité, ce qui autorise « une minorité à s’accaparer de toute la richesse ».

Francine DZIDULA

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