Tikpi ATCHADAM : L’armée togolaise est un serpent dont la tête est Faure.



Nous l’annoncions dans notre précédente publication de la journée. Eh bien, il est sorti de sa réserve. Il s’agit du leader du Parti nationaliste panafricain (PNP). Il n’est plus à présenter. Tikpi Salifou ATCHADAM, l’homme du 19 août 2017, vient renouer le contact avec son peuple à travers un audio d’une cinquantaine de minute relayé sur le réseau social whatsapp.

Dans ce message tous les pans de la vie socio-politique du Togo sont passés au peigne fin par le patron du PNP. 

Faisant un petit rétrospectif de la lutte qu’il a engagé le 17 août 2017 et qui a permis de secouer un tout petit peu le parti au pouvoir, UNIR, pour Tikpi « notre objectif n’était pas d’avoir raison. Avoir raison ne saurait être un objectif sérieux et noble pour un peuple en quête de liberté, de démocratie et de prospérité après plus d’un demi-siècle de dictature féroce ». Ainsi, poursuit-il, tout exercice qui viserait à démontrer qui a raison qui et qui a tort serait une dure perte de temps préjudiciable à la poursuite de la lutte. 

De ce fait se réjouit-il, la prise de conscience accumulée par toutes les constituant du peuple est immuable  et irréversible et c’est ce qui justifie le plus la panique du régime.

Revenant aux événements de ces trois dernières années (août 2017-août 2020), pour Tikpi le Togo est devenu un grand amphithéâtre à ciel ouvert où le cadre ne peut plus floué l’analphabète, le citadin ne peut plus dupé le villageois et le Togolais de l’extérieur non plus ne peut plus mystifier le Togolais resté sur le territoire national.

Les Togolais savent qu’ils vivent depuis le 13 janvier 1963  sous une dictature devenu cruelle, une dictature basée sur le mensonge, le montage, la corruption et la force armée. Tous les pouvoirs sont entre les mains d’un seul homme : Faure GNASSINGBE qui se trouve à la tête d’une minorité qui sert sans état d’arme la mère patrie. Toutes les institutions sont sous les mains de Faure.  Les lois sont faites dans un intérêt unique à savoir la conservation du pouvoir et le maintien de Faure GNASSINGBE, a-t-il indiqué.

C’EST FAURE LUI-MEME QUI CONDAMNE ET FIXE LA PEINE

Parlant de la  police et la gendarmerie. Selon le responsable politique, elles opèrent dans des circonstances étranges et à des heures indues des arrestations musclées de citoyens pour leurs opinions. Ils savent qu’ils exécutent manifestement des ordres illégaux, ils ne peuvent pas le nier  sans être ridicules. « Les militaires frappent les manifestants et qui tirent à balles réelles et à balles en caoutchouc sur des manifestants pacifiques et les non manifestants savent pertinemment qu’ils travaillent en dehors de leur zone de compétence qui est la défense du territoire national et ils font ce travail rien que pour protéger le pouvoir à vie de Faure GNASSINGBE », a fait observer Tikpi.

La justice n’est pas occultée dans  ce message. Pour le natif de Kparatao si elle existe cette justice n’est pas encore libre ni indépendante. « Elle est liée. Sous couvert des juges, c’est Faure lui-même, à travers une irruption permanente dans la procédure condamne et fixe la peine. Le juge ne prend pas la peine de le contredire. C’est la raison pour laquelle les avocats ne peuvent pas prendre la défense de la veuve et de l’orphelin », ajoute-t-il. 

Face aux institutions qui sont au pas du système fait croire aux Togolais qu’il est « absolument impossible » de se débarrasser d’une dictature par des élections. Aussi, depuis 2003 (année de l’élection présidentielle à laquelle Dahuku PERE ancien cacique du régime avait participé), cette idée qu’il faut pour l’abattre opposer à la dictature un candidat produit du sérail est désormais complètement et définitivement discréditée. Avoir été un acteur clé de la dictature ne saurait être un atout, fait remarquer M. Tikpi.

« Il est clair que les élections ne sont qu’un rituel quinquennat de remis en œuvre de la dictature avec à chaque fois des vies humaines sacrifiés », estime-t-il.

La haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (HAAC) n’est pas épargnée dans cette message. « Elle n’est qu’un instrument de répression, une machine à broyer les journalistes  qui ignorent qu’être impartial, dire la vérité, c’est s’attaquer au régime », a-t-il encore indiqué. 

S’agissant de l’armée, pour le patron du PNP, les Togolais ont la profonde certitude que leur pays ne sera jamais libéré par l’armée togolaise. « Le contraste entre, d’une part, l’injustice, la violence, la misère extrême au sein des Forces armées togolaises (FAT) et d’autre part, zèle qui anime les militaires vis-à-vis des militants se battant pour le peuple entier le démontre à suffisance ».

« SI LA CEDEAO N’A PAS DIT LA VERITE AU TOGO, A FAURE, ELLE NE DIRA LA VERITE NULLE PART AILLEURS ».

Tout ceci, poursuit-il, montre qu’entre l’apparence que la peur est trop forte au sein de l’armée. « L’armée togolaise est un serpent dont la tête est Faure. Et comme vous le savez s’agissant de la locomotion chez le serpent, le corps suit la tête à travers son mouvement. Le corps est otage de la tête.  Comme chacun de nous peut le saisir aisément Faure GNASSINGBE n’a pas peur de l’armée togolaise. Il sait que cette armée  qu’il désigne par l’armée de mon père ne lui barrera pas la route vers la monarchisation politique. De façon générale, l’armée togolaise otage de la famille GNASSINGBE. Cette armée est à libérer. Cette armée ne peut être une armée de libération. C’est trop de demander à une personne qui ne peut se sauver de vous sauver ».

Toutefois, précise-t-il, le monde sait que l’armée togolaise est acquise à l’alternance. 

Le président du PNP convie le peuple à se libérer lui-même de la dictature et ne compter sur aucune institution sous régionale ou internationale car dit, « Si la CEDEAO n’a pas dit la vérité au Togo, à Faure, elle ne dira la vérité nulle part ailleurs. Si la CEDEAO avec une constitution élaborée par l’expert qu’elle a elle-même recruté n’a pas sauvé le peuple togolais, elle ne sauvera aucun peuple africain. Les Togolais ont parfaitement compris que leur pays ne sera pas libéré par une puissance extérieure ».  

Toutefois, le constat est que si ce système perdure c’est aussi la faute à « l’opposition sans frontière » avec le système qu’elle combat.

Face à cette situation, et après une analyse de la situation, pour une sortie de crise, Tikpi propose une transition pour le Togo, une transition sans Faure. Transition si chère à l’ancien ministre Dimon ORE et à l’ancien bras droit de Tikpi même, Ouro-Djikpa TCHATCHIKPI. Cette transition est le  dénominateur commun non partisan auquel tout acteur de bonne foi ne peut rejeter savoir le natif de Kparatao qui appelle toutes les couches sociales à converger vers cet idéal. « La transition s’impose », insiste-t-il. 

La suite dans nos prochaines publications

Albert AGBEKO
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