Ce sont des enfants et non une propriété privée



Les enfants sont des êtres innocents qui doivent bénéficier de toutes les attentions qu’ils aient ou non leurs géniteurs vivants. Mais force est de constater que la plupart du temps, dans le cadre de leur prise en charge et à l’établissement de la filiation, lorsque ces enfants sont abandonnés, ils sont victimes des pratiques illicites.

En effet, sous le couvert d’accueil des orphelinats, les responsables de certains orphelinats distribuent des enfants retrouvés abandonnés à des familles sur toute l’étendue du territoire national et parfois au-delà de nos frontières. Certains particuliers s’accaparent des enfants retrouvés abandonnés comme si ces enfants étaient leur propriété privée. D’autres circulent d’orphelinats en orphelinats, dans les structures sociales et même dans les centres de maternité et laissent leurs coordonnées téléphoniques afin d’être contactés à tout moment en cas d’abandon d’enfants. D’autres encore signent des actes de donation avec les familles des mères malades pour acquérir leurs enfants.

Ce constat est fait par le Ministère de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation qui révèle en outre que « lorsque ces familles prennent ces enfants, aucune recherche n’est faite pour recouvrer les parents biologiques, aucun rapport d’enquête sociale n’est élaboré autour des enfants et aucune pièce d’identité n’est établie. Il y en a qui établissent des jugements supplétifs aux enfants en leurs noms ».

La plupart de « ces pratiques illicites sont effectuées avec la complicité active ou passive de certains agents sociaux », reconnait la Ministre Tchabinandi KOLANI-YENTCHABRE, alors même qu’il est de leur devoir d’aider, d’accompagner et de faire le suivi de la prise en charge de tout enfant en situation difficile.

Ces pratiques qui ont des conséquences sur ces enfants puisque certains sont soumis à toutes sortes de maltraitances et d’autres ont des pièces d’identités frauduleuses qui compromettent dangereusement leur avenir, rappelle le ministère.

Par conséquent, la ministre invite tous les agents sociaux à prendre toutes les dispositions nécessaires pour régulariser la situation de tous ces enfants. « Tout travailleur social, complice actif ou passif des auteurs de ces pratiques illicites sera désormais exposé à des sanctions disciplinaires et poursuites judiciaires », conclut la note de service.

Notons qu’au Togo, selon les chiffres du Comité national d’adoption des enfants au Togo (CNAET) ce sont plus de 500 enfants qui ont été adoptés en  moins de dix (10) ans, pour la plupart à l’international, notamment  vers la France, l’Allemagne, la Belgique et l’Italie.



Clarisse AFANOU
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